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mardi 2 juin 2015

Avril sous le signe du bricolage

Fin mars, j'ai lu un article dans le magazine Flow (si vous ne connaissez pas encore, je vous invite fortement à le découvrir, le n° 3 sort le 4 juin. Pour ma part, je suis très fan, et pas seulement parce qu'ils offrent de jolis cadeaux en papier ♥) sur les projets "365 jours" qui fleurissent sur les blogs et les réseaux sociaux ces dernières années. J'avais surtout vu passer des projets photo jusque-là, mais l'article proposait aussi une longue liste d'idées applicables au concept.

18

Ça m'a donné envie de me lancer dans un défi de ce genre, mais je ne voulais rien de trop précis : je me serais sentie enfermée. J'ai donc décidé de faire "une bricole par jour" et de la poster sur Instagram. J'entends "bricole" au sens large : quelque chose fait de mes mains. Ça peut être un dessin, de la couture, de la déco, etc.

Oui, même des trucs aussi futiles que ça, ça compte. (12)

J'ai tenu tout le mois d'avril*, 34 jours en tout... Comme souvent, ça se passait très bien jusqu'au moment où j'ai expliqué le concept... ça m'a mis la pression, et ça, combiné à un manque de temps de plus en plus fréquent (ça faisait déjà plusieurs fois que je ratais une journée que je rattrapais -ou pas- le lendemain), a fait que j'ai arrêté. (Je vous rassure, je continue à faire de petits et gros trucs, mais j'ai arrêté le hashtag #unebricoleparjour en tout cas !)

24/27/30/31

En plus, parmi toutes ces bricoles, il y en a une, ce petit tableau au point de croix, qui était destinée à quelqu'un qui ne risquait pas trop de tomber dessus sur Instagram mais qui la verrait forcément si j'en parlais ici, et ça me frustrait de ne pas pouvoir faire le point régulièrement sur mon avancée. Alors maintenant que j'ai arrêté et que le cadeau est offert, c'est le moment de faire un petit récapitulatif. Qui sait, ça me remotivera peut-être à reprendre ?

2. Coller et encadrer une gravure
10. Refaire deux tableaux blancs
12. Faire des étiquettes pour les nouveaux rangements
17 et 20. Poser un sticker
18. Scanner des lettres de famille des années 20
19. Faire des marquages pour le potager
Confession : j'ai pas encore terminé... et heureusement : les premiers, bien que plastifiés, n'ont pas aimé la pluie.
21, 22, 23, 26 et 29. Dessiner
24, 27, 30 et 31. Broder au point de croix
32. Remettre mon clavier en état
34. Assortir un pot à crayons aux tableaux (#10).

Et vous, vous vous êtes déjà lancés dans des défis ? Vous avez tenu le coup ou laissé tomber ?

*PS de Super-Besch : je sais que c'est pas correct de dire "le mois d'avril", j'en ai même déjà parlé. Mais là, je vois pas comment l'éviter élégamment.

samedi 22 novembre 2014

Week-end à Nantes

Je délaisse le blog pour cause de boulot et de NaNoWriMo... et comme je n'arrive pas à avancer sur le NaNo, je reviens sur le blog. Logique. Enfin, il serait peut-être temps que je vous raconte notre charmant week-end à Nantes avant d'oublier des détails, ça fait déjà trois semaines, et vu les performances de ma mémoire en ce moment...

Donc ! Nous sommes allés passer trois jours à Nantes à l'occasion de notre dixième anniversaire (le 30/10), avec combo Halloween-Toussaint à la suite. Ça tombait aussi en même temps que les Imaginales, où on avait envisagé d'aller faire un tour, mais il faisait tellement beau (si si) et on avait un programme tellement chargé qu'on y a pas mis les pieds.

Pour dormir, on avait envie d'un truc un peu spécial, alors on a déniché une péniche sur AirBnB. C'était vraiment le paradis, ce bateau ! À deux pas du centre-ville, avec une belle terrasse, un intérieur super douillet, des confitures maison... Je le recommande chaudement.

On n'est pas bien, là ?


Jeudi 30 octobre

On s'est installés sur la péniche le jeudi après-midi. Une petite sieste pour récupérer de la fatigue de la route, et on était parés pour aller au seul point fixe du week-end : le nouveau spectacle d'Alexandre Astier, l'Exoconférence, qui avait lieu... juste en face, à la Cité des congrès, en prologue aux Imaginales. Je vais pas spoiler parce que je sais qu'il y en a qui comptent aller le voir, mais c'était très très chouette. En même temps, y'avait peu de chances que ça nous plaise pas, Astier qui parle d'extraterrestres... C'est très drôle, très instructif, et ça force à se poser des questions. On a passé un très bon moment, avec cette curieuse impression d'être avec quelques centaines de potes : très homogène, comme public, grosse proportion de métalleux, de geeks, de tatoués... tout ce qu'on aime, quoi ! (D'ailleurs, la bande-son pendant l'installation du public, c'était top : AC/DC, Led Zep et Maiden. Jamais vu ça !)

Spoil : le clou du spectacle.
(Je déconne) (ou pas ?)

Là où on a commis une erreur, c'est qu'on n'avait pas mangé avant, en se disant qu'on trouverait bien quelque chose après. On avait même cherché un peu dans les cartes de visite laissées à disposition à la péniche, et sur le net, et trouvé un restau qui nous branchait bien, avec de chouettes plats de poisson, et qui servait tard. Parfait ? Non. Une fois arrivés là-bas et installés, on s'est rendu compte que le menu n'était plus le même que celui indiqué sur le site, et que tous les plats de poisson comportaient quelque chose avec de la viande. Comme une sauce au chorizo. Si.
On est donc repartis en quête d'autre chose, mais un jeudi à presque 23h, tous les restos (et il y en a !) étaient en train de fermer. On a donc fini... au kebab, qui (ô joie) proposait des falafels. Des supers falafels, d'ailleurs. Et puis retour (lent et douloureux, merci les talons) à la péniche pour une bonne nuit de sommeil.

Vendredi 31 octobre

Après un bon p'tit déj, entre les confitures maison et les croissants frais de la boulangerie d'à côté (j'ai dit que c'était bien situé ?), on s'est mis en route pour l'office de tourisme pour y récupérer de la doc et surtout les Pass, grâce auxquels on aurait des entrées gratuites à peu près partout pour 25 € la journée. Ça force un peu à courir pour que ce soit rentable, mais c'est plutôt un bon plan.
On a commencé par le plus éloigné, pour pouvoir rester en centre-ville ensuite : le musée Jules Verne. Juste avant d'y arriver, on tombe sur une statue du capitaine Nemo qui scrute l'horizon. Derrière lui, sur un banc, Jules Verne enfant le regarde. Partout dans le quartier, des rues qui portent des noms de corsaires !



Le musée est situé sur trois étages, dans une jolie maison qui domine la Loire. On entre par le haut, où on découvre d'abord la vie de l'auteur, avant de s'attaquer à son œuvre en descendant. Il y a du mobilier venant de chez lui, des manuscrits, des objets l'ayant inspiré ou, inversement, inspirés de ses œuvres, comme le magnifique nécessaire du capitaine Nemo, ou des maquettes des véhicules de ses Voyages Extraordinaires.

Le "train" (De la Terre à la Lune), le nécessaire du capitaine Nemo,
le plan et la maquette du Nautilus (Vingt mille lieues sous les mers),
le portail du musée.

La muséographie est très sympa : il y a des éléments interactifs, de petites salles sombres pour mettre certains éléments en valeur... On a un peu regretté une déco trop sobre. En voyant le portail orné d'un globe terrestre en fer forgé, on s'attendait un peu à une ambiance steampunk partout... raté.

On est repartis en direction du centre-ville pour manger quelques galettes et crêpes (obligatoire !) avant de jouer les touristes en flânant le nez en l'air vers l'église Sainte-Croix avec son joli beffroi. On s'est ensuite dirigés vers la cathédrale, impressionnante, et on est entrés. Je peux pas m'en empêcher, j'adore l'architecture religieuse, et j'ai pas été déçue ! Quelqu'un a joué de l'orgue pendant toute la durée de notre visite, c'était très impressionnant. La musique prenait une ampleur incroyable sous les voûtes ! Bref, pour résumer : très belle cathédrale gothique, avec une nef très élevée. Toute blanche, j'ai pas l'habitude avec notre chère cathédrale noire, ça donne l'impression que c'est encore plus grand. Rien de très intéressant côté vitraux (dommage, j'adore ça), par contre de beaux tableaux et surtout des gisants magnifiques.

Mastoc ? Mastoc.

Étape suivante : le château. Pas le temps pour la grosse exposition sur les samouraï, et c'est bien dommage parce qu'elle avait l'air vraiment spectaculaire. Le Pass nous donnait droit aux audioguides gratuits pour la visite du château et... comment dire, t'as un peu l'air con avec ton espèce de talkie-walkie, mais t'apprends plein de trucs que t'aurais pas pu deviner autrement. Bon, on s'en est surtout servis pour l'extérieur, et à l'intérieur on s'est contentés de visiter les pièces dans l'ordre, qui racontent l'histoire de la ville. Intéressant.

Ensuite, on a fait un petit tour au musée de l'imprimerie, en se raccrochant à une visite guidée qui venait de commencer. Enfin, en ME raccrochant, parce que monsieur a vite arrêté de suivre et a fouiné partout tout seul. J'avoue que ça allait pas vite et que tout était pas passionnant... dans le sens où il y a pas mal de choses qu'on savait déjà. Gutenberg, vraiment ? Mais c'était intéressant de voir les différentes machines en fonctionnement (et de récupérer des petits goodies fraîchement imprimés ! et de sentir l'odeur de l'encre, raaah !) ; la théorie je l'avais déjà, la pratique c'est super impressionnant. Visite écourtée par mon mal de pieds et l'heure qui tournait : on était censés retrouver l'ami kam en fin d'après-midi. Qui est devenu un début de soirée, mais bon, comme ça on a eu le temps de se reposer et de préparer tranquillement l'apéro.

Après l'apéro, on avait prévu d'aller dîner en ville et de monter voir le panorama nocturne au Nid de la tour Bretagne (où on avait une boisson gratos), mais... la flemme. On s'est pris des pizzas juste à côté de la péniche et on n'a plus bougé.

Samedi 1er novembre

Enfin, le samedi, le clou de notre visite, LE truc qui nous avait fait nous décider pour Nantes : les Machines de l'Île ! Il faisait plutôt gris, mais au moins on avait moins chaud que la veille (aussi improbable que cette phrase puisse paraître quand il est question d'un week-end de la Toussaint à Nantes).

En arrivant, on a aperçu l'éléphant qui s'en allait, mais on s'est dit qu'on allait bien le recroiser plus tard. (Spoiler : non. Va falloir qu'on y retourne !)
On a commencé par la galerie des machines, où la compagnie expose maquettes et prototypes de ses projets en cours.

Héron / Arbre / Chenille / Taupe / Plante carnivore / Bestiole dont le nom m'échappe / Poisson dont le nom m'échappe aussi)

Vous imaginez bien que lancer un constructeur de décors là-dedans, ça allait faire des étincelles... il était comme un gamin, à étudier les bestioles sous toutes les coutures ; à un moment j'ai cru qu'il allait les démonter pour voir comment c'était fait.
Après la galerie, on est monté au balcon qui permet d'avoir une vue sur les ateliers gigantesques. Photos interdites, mais y'avait pas grand-chose à voir de toute façon. Un petit film présente la compagnie et ses projets en cours, le principal étant l'arbre dont on avait vu une maquette dans la galerie. La visite se termine d'ailleurs en descendant par une branche prototype. C'est vraiment classe : des passerelles en hauteur, toutes végétalisées... J'espère voir l'arbre entier un jour, ça va être magnifique !


Un petit tour et un gros craquage à la boutique en arrivant en bas, et ensuite, cap sur l'attraction phare : le Carrousel des mondes marins !
C'est un manège complètement dingue, sur trois étages : surface / abysses / fonds marins. On monte dans les bateaux ou poissons et on anime les différentes parties à l'aide des manivelles, leviers et autres pédales... C'est énorme !

Niveau supérieur : la surface

Pour notre tour, on a choisi de monter dans le poisson-pirate (forcément), au niveau Abysses.


Une belle bête à trois places, du coup j'avais pas assez de mains pour toutes ces manettes et manivelles ! On avait droit à deux tours chacun, mais malheureusement, pas le temps de faire le deuxième : il était temps de rentrer boucler nos affaires et rendre les clés de la péniche...
Le retour n'a pas été trop déchirant parce qu'on savait que les copains nous attendaient chez nous pour faire la fête, et en plus on a pris des auto-stoppeurs adorables sur la route. Mais c'est clair qu'on y serait bien restés plus longtemps, sur notre terrasse ensoleillée au bord de l'eau ! Et il nous reste encore pas mal de choses à voir, c'est vraiment une jolie ville et il y a de quoi faire !
À refaire, donc, avec plus de temps et des chaussures plus confortables ;)

vendredi 17 octobre 2014

Humeur du jour

Attendre un colis ASOS (livraison 24h, c'est ça ouais...)

Lutter contre les microbes
(j'ai fini par me résoudre à avaler l'ignoble mélange thym+citron+miel, c'est dire à quel point je suis désespérée)

S'énerver sur un texte mal fichu

Je me rends compte que dit comme ça, on pourrait croire que je suis de mauvais poil. Ben même pas. Et pourtant j'ai mes règles. C'est curieux.
Bon sinon je ne vous oublie pas hein, j'ai toujours le tuto jupe dans les cartons (pour Mémé), le topo agendas coréens (pour Sushiwynn) et le bilan RescueTime (pour Claire et consorts). Maaaais... je bosse comme une dingue, en témoignent la vaisselle qui s'empile et le chat qui n'a toujours pas fait son rappel de vaccins (en même temps, il est grand, il pourrait y aller tout seul). Heureusement, à la fin du mois, on se prépare quelques jours en déconnexion totale et ça va faire du biiiien !

En attendant, si vous voulez voir un petit truc que j'ai fait, vous pouvez aller chez sa majesté Aya qui m'a fait le grand honneur de choisir ma modeste production comme gagnante de son énoooOooorme concours d'anniversaire. Je suis joie.

(Et comme si je passais pas assez de temps devant le PC, je me tâte à faire le NaNoWriMo -aka le défi d'écriture ultime*- en novembre. Tout. Va. Bien.)

*Oui je sais, le défi d'écriture n'est toujours pas revenu. Je. Sais.

lundi 1 septembre 2014

DIY du jour et récap d'août (ou l'inverse)

L'été passe décidément à une vitesse folle, nous voilà déjà en septembre et je ne suis allée me baigner qu'une seule fois. Avant-hier, pour être précise. En même temps, c'est pas comme s'il avait fait chaud...

Alooors, que s'est-il passé en août ?

  • 5 ans de mariage, mais pas trop le temps de les fêter... ça attendra encore un peu ;-)
    http://instagram.com/p/rbjdPmq5as
  • On a récupéré un four, ce qui signifie que j'ai enfin pu me remettre à faire des quiches, des tartes...
    ... des chaussons...
  • ... le plus beau pâté aux patates de ma carrière (et le meilleur !), aussi (même si c'était pas dans mon four), voyez plutôt :
    http://instagram.com/p/sHoDOvK5aP
    (Petit rappel : la recette est là ^^)
  • J'ai même fait une jupe ! (d'ailleurs, ça vous dit un petit tuto ? c'est vraiment facile –la preuve, j'ai réussi– mais faut quand même avoir des bases en couture et une machine à coudre)
    http://instagram.com/p/re2iTRK5Wu
  • À part ça, beaucoup de boulot, peu de visites (mais de qualité !), quelques sorties et beaucoup de pluie. Heureusement, le soleil a enfin l'air de vouloir se montrer un peu !
D'ailleurs on va finir avec quelques photos ensoleillées du petit projet qui m'a occupée hier et aujourd'hui (clic pour voir en grand) :

J'avais récupéré trois petits tubes qui contenaient des dragées au mariage de ma cousine, et à chaque fois que je les voyais, je me disais que j'en ferais bien quelque chose... et puis de fil en aiguille, j'ai pensé aux trois potions qu'on retrouve dans tous les Zelda. Voilà, je la tenais mon idée : un porte-potions ! J'ai mis un moment à trouver précisément ce que j'allais faire ; la forme triangulaire s'est imposée d'elle-même, forcément, mais le reste, finalement, c'était un peu de l'impro sur le moment... Quelques branches d'acacia qui séchaient depuis un bail (c'est joli hein, mais bosser avec des trucs tordus et pleins d'épines, je conseille pas forcément), des perles en bois, de la ficelle de chanvre (qui sent le poney, ça rappellera des souvenirs à certaines), une vieille chaîne et un pendentif... Voilà quelques détails :



Ça m'a aussi donné l'occasion de prendre quelques cours de bricolage avec mon chéri (j'ai eu le droit de me servir de la Festool \o/) et de travailler ma patience et ma précision (bon c'est loin d'être nickel, hein... mais ça se voit pas trop !). Quelques photos du WIP :


Mais comme d'habitude, j'arrive pas à décider si j'ai terminé ou pas. Je rajouterais bien quelques fioritures (après tout, c'est souvent assez chargé dans les Zelda), mais j'ai la fâcheuse habitude de gâcher ce que je fais en voulant trop en faire. Le mieux est l'ennemi du bien, comme on dit... Qu'est-ce que vous en pensez ? Je rajoute quelque chose ou ça suffit comme ça ?

mercredi 30 juillet 2014

Troll day (ou comment j'ai failli ne pas aller à la Japan Expo)

Bon, presque un mois que je me dis qu'il faut que je rédige cette épopée, il est temps de le faire avant d'oublier des détails.

En juin, j'ai participé à un petit concours sur la fanpage de Lush pour gagner des places pour la Japan Expo, et à ma grande surprise, j'ai été la première à répondre ! J'ai reçu deux invitations pour une journée. Je pouvais donc soit y aller toute seule deux jours, soit y emmener quelqu'un pour une journée. Mon chéri n'était pas franchement motivé, alors j'ai proposé à ma Poulette Mary de m'accompagner, comme elle n'y était allée qu'une seule fois, il y a dix ans (!), et qu'elle me disait depuis quelque temps qu'elle avait bien envie d'y retourner. On s'est mises d'accord pour y aller le jeudi 3 juillet : plus compatible avec notre emploi du temps, et pas surpeuplé comme peut l'être le samedi.
Après étude des différentes options de transport (train, covoiturage, etc.), on a décidé de prendre ma voiture : presque neuve, fiable, consomme peu, pratique...
En plus, ça se goupillait bien : je devais rencontrer deux étudiantes en journalisme qui tournaient un documentaire sur la traduction littéraire et qui étaient intéressées par mon témoignage. Rendez-vous pris pour la veille au soir, à notre hôtel. Et comme ça, en dormant sur place, ça nous évitait de faire l'aller-retour en voiture sur la journée et de rentrer complètement épuisées.
Le plan tel qu'il était prévu :
Mercredi 12h30 : départ de Thiers.
13h30 : arrivée à Clermont, chopage de Poulet à la sortie du boulot, déjeuner tous les 3.
15h max : départ pour Paris avec la Poulette.
19h30 environ : arrivée à l'hôtel.
20h15 : interview filmée pour le documentaire.
Dodo de bonne heure pour être fraîches et disposes le lendemain pour la JE.
Jeudi : JE toute la journée, puis dîner avec les copains, et retour en Auvergne le soir.
Ça paraissait plutôt bien calé, comme programme, non ? Évidemment, tout ne s'est pas passé comme prévu...

Mercredi matin : mon chéri emmène la voiture au garage pour faire changer les plaques d'immatriculation (l'intérieur de certaines lettres était tombé depuis un moment) et faire bidouiller un truc de l'ordinateur de bord qui réclamait qu'on s'occupe de lui. Charmante attention ♥ Il me dit qu'il ne me restera qu'à faire le plein en partant.
12h15 : je suis prête, un peu en avance comme d'habitude. J'y vais, comme ça je ne me mettrai pas en retard en m'arrêtant à la station service.
12h55 : je suis en route depuis un moment, mais zut, j'ai oublié de prévenir Mary. Je m'arrête sur le côté pour lui envoyer un texto.
13h : elle me répond. Je m'arrête pour lire. Elle demande si je peux aller récupérer son Poulet au travail - ce que j'avais prévu de faire, mais j'ai pris du retard en m'arrêtant à la pompe et pour envoyer ces foutus messages. Bon. Ben je vais prendre l'autoroute pour la fin du trajet, comme ça je serai à l'heure.
13h20 : j'arrive sur le parking où il travaille, et même en avance ! Je vais lui dire que son taxi est avancé et je l'attends.
13h40 : il a fini, on se met en route.
13h41 : la voiture cale en roulant et refuse de redémarrer. On n'est même pas encore sortis du parking. Je réessaye plusieurs fois, rien. Enfin si, un petit voyant en forme de tortillon qui clignote. Après vérification dans le manuel, c'est "un problème de gestion moteur. Faites réviser votre véhicule sans tarder." Haha. a) Je peux pas démarrer. b) Je vous ai dit que la voiture est passée au garage LE MATIN MÊME ?!
13h46 : j'appelle l'Ours pour lui expliquer le souci. Puis l'assurance. Qui m'envoie une dépanneuse sous 45 minutes. Pendant ce temps, Roman prévient sa Poulette.
14h : c'est long, 45 minutes en pleine canicule et quand on a faim. (Oh, et j'ai mes règles, aussi. Joie.) On va se mettre au frais au bureau en attendant des nouvelles de la dépanneuse.
14h22 : la société de dépannage m'appelle pour confirmer l'endroit où je me trouve, parce que la dame de l'assurance n'a pas compris. Bon, elle est pas d'ici, on peut pas lui reprocher de ne pas connaître.
15h : la dépanneuse arrive. Le monsieur (très gentil, ouf !) essaye de démarrer, nettoie un truc, réessaye, rien. Il a bien une idée du problème (bulle d'air dans l'injection, qu'il dit), mais il peut rien faire sur place. Bon ben, en route pour le garage, alors... (Bon, j'ai toujours été épatée par la dextérité de certains derrière un volant, notamment le conducteur du petit train touristique de Thiers qui passe des angles d'une étroitesse improbable avec 5 wagons derrière, mais traverser la ville avec une grosse dépanneuse et ma voiture accrochée derrière [parce qu'il en avait déjà une sur le plateau], les roues avant en l'air, puis, arrivés à la concession, faire un putain de SLALOM EN MARCHE ARRIÈRE dans un parking bondé pour la déposer à l'endroit voulu, en passant à quelques centimètres de certaines bagnoles... bordel, à la fin j'avais envie d'applaudir le mec.) On explique le problème au concessionnaire, il regarde, remarque qu'il y a le plein, me demande si je me serais pas trompée de carburant par hasard (Groumpf. Non. Franchement.) et me dit qu'il aura un diagnostic d'ici 17h. (Je vous passe l'étape paperasse, garantie ou pas, coup de fil à mon concessionnaire habituel pour savoir comment ça marche, bref, relou relou.)
15h40 : bon ben, tant qu'à attendre, autant rester dans le coin et aller enfin manger un truc ! Cap sur la boulangerie la plus proche et engloutissement de pizza (sachant que je m'en étais déjà tapée une au même endroit la semaine précédente à 16h aussi, ils doivent me trouver bizarre...). On devrait déjà être parties depuis un moment, mais je reste optimiste, c'est sûrement pas grand-chose, on a quand même des chances de pouvoir partir le soir même. Bon par contre, pour l'interview c'est raté, je préviens mon contact et on s'arrange pour remettre ça au lendemain soir. Pendant ce temps, Mary nous a trouvé des possibilités de covoiturage, et Seb me dit qu'on peut peut-être avoir un véhicule de prêt, mais je préfère savoir ce qu'il en est pour ma bagnole avant de considérer les autres options.
16h20 : bordel la boulangerie n'a pas de toilettes pour les clients. "Y'en aura après les travaux, dans 3 semaines," qu'il me dit. Oh ben super alors, je vais attendre. Ah pardon, ma vessie me dit que ce n'est pas possible. Cap sur le Quick.
17h : soulagée, j'attends que la concession m'appelle. Rien. Bon, ben on y retourne alors.
17h20 : diagnostic : c'est le fusible qui gère l'arrivée du carburant qui a grillé. C'est le genre de truc qui peut arriver, mais qui est quand même bizarre, alors ils voudraient me la garder une journée de plus pour faire des tests. Ça me coûtera rien de plus, et j'avoue que je préfère éviter de partir pour 4h de route avec une bagnole qui risque de caler sans prévenir. Soit.
17h25 : j'appelle mon assurance pour savoir si je peux avoir un véhicule de prêt : oui, et pendant 3 jours ! Magnifique. J'ai l'impression de découvrir la vie d'adulte. C'est chiant mais ça a ses avantages.
17h36 : l'assureur me rappelle, il m'a trouvé un véhicule de location. Mais l'agence est à l'autre bout de la ville, ferme à 18h30, et on est à pied. Heureusement, Roman connaît bien le réseau de bus, mais va quand même falloir se bouger le train sévère. Je chope mes affaires dans la voiture, préviens le concessionnaire que je ne reviendrai chercher la voiture que le surlendemain matin, donc qu'il teste tout ce qu'il veut, et on file à travers la zone industrielle direction l'arrêt de bus.
17h50 : ouf, on a eu le bus pile poil, et il devrait nous amener à l'endroit voulu juste à l'heure dite.
18h : bon, au cas où, j'appelle l'agence de location pour supplier qu'on m'attende. (Vous savez que j'ai horreur du téléphone ? Vous avez idée du nombre de coups de fil que j'ai déjà passés, là ?)
18h28 : on arrive à l'agence, en nage mais à l'heure. On me demande ma carte de crédit pour prendre une empreinte pour la caution. Pas de prob... oh putain. J'ai laissé ma carte dans le pare-soleil de la voiture, prête pour les péages. J'ai envie de me mettre des baffes. Et que cette journée à la con se finisse, surtout. Je me cogne le front sur le bureau. Bon, j'ai d'autres cartes, d'autres comptes dont je ne me sers jamais parce que... j'ai perdu le code (oui, c'est débile, et non, j'ai toujours pas prévenu ma banque). On essaie. Plafond trop bas. Roman propose la sienne, mais faudrait changer le nom sur la paperasse... et là, illumination : celle de Seb marchera ! Le loueur confirme, mais il faut qu'il la voie. J'appelle mon chéri pour qu'il nous donne ses numéros pour qu'on voie si ça marche, déjà. Oui ! Du coup, je l'envoie scanner sa carte et l'envoyer par mail à l'agence... le temps qu'il monte à l'appart, qu'il allume le PC et qu'il le fasse... c'est long, très long, mais finalement ça y est, c'est bon, on peut avoir la voiture ! On termine les formalités d'usage et en route !
19h20 : on arrive enfin chez les Poulets ! on a juste 6 heures de retard sur ce qui était prévu au départ, quoi... on se pose un peu pour se remettre de nos émotions et raconter tout ça à Mary.
19h30 : j'appelle l'hôtel pour prévenir qu'on arrivera tard et vérifier que ça ne posera pas de problème (coup de fil n°... bref.).
20h : en route ! enfin ! La route se passe bien, finalement c'est pas plus mal d'être parties aussi tard : y'a pas trop de monde, c'est tranquille. Bon par contre, qui dit véhicule de location dit que je suis la seule à avoir le droit de le conduire, donc pas de relais possible. Mais avec des pauses régulières (et la découverte des Starbucks de supermarché à la station-service ♥ ), tout se passe bien. Jusqu'à...
23h50 : on arrive sur Paris. Normalement, là, on devrait suivre  [A1] LILLE , prendre des jolis tunnels et des raccourcis, et arriver facilement et presque rapidement à destination. Haha. Nope. Y'a des travaux. À chaque fois que je vois ce maudit panneau, je peux pas y aller. On se retrouve baladées de déviation en déviation, sans avoir la moindre idée d'où on va (le GPS de mon téléphone décidant d'être incompétent justement à ce moment-là) jusqu'à sortir de l'autoroute, traverser une ville de banlieue quelconque et se retrouver enfin sur le périph. (Là, j'aurais jamais cru dire ça de ma vie, mais je vous promets que j'étais heureuse d'être sur le périph. Si.)
1h15 : on arrive enfin à l'hôtel. Et c'est là que je suis bien contente de ne pas avoir pris le même que lors de ma dernière JE, parce que dans cet état de fatigue et de nervosité, je suis ravie de me retrouver dans une jolie chambre, avec des machins à grignoter et une douche digne de ce nom (et pas un cube en plastoc qui fait aussi chiottes et lavabo). DODO.

(Je voulais raconter la JE dans la foulée, mais... c'est déjà assez long, non ? Ce sera pour la prochaine fois !)

dimanche 25 mai 2014

▲#9▲ Dodo time

Je suis encore (relativement) dans les temps pour le défi du jour, ouf ! On vient juste de finir de déménager, on rend les clés de l'appart demain... bien contente que tout ça soit derrière nous ! Je vous en reparle plus tard, ce n'est pas le sujet du jour - qui est, lui, les lieux où l'on a dormi (insolites ou familiers). Chloé et Janek nous ont déjà fourni de fort belles participations (dont une ode à mon canapé, quand même !) (et même deux, en fait, lisez les commentaires), et cette semaine, nous sommes rejoints par Lulu qui postera un peu plus tard (Edit : voilà le lien ! c'est du lourd !). Du coup pour moi ce sera encore plus à l'arrache que pour les autres, j'espère que ce sera sympa quand même.

Le sommeil, c'est un de mes trucs préférés dans la vie. J'adore les longues nuits et les grasses matinées (même si j'en fais finalement assez rarement), et les siestes, c'est mon péché mignon (mais j'ai encore moins le temps d'en faire).

J'ai un sommeil assez inégal. Je peux aussi bien dormir comme une masse et me réveiller au petit matin dans la même position qu'au coucher, avec les plis du drap imprimés sur la figure, que passer la nuit à me réveiller toutes les cinq minutes, au moindre bruit ou rêve-où-on-tombe-et-qui-nous-fait-nous-réveiller-en-sursaut (ça nous arrive à tous, pas vrai ? je sais pas pourquoi, mais je visualise toujours l'escalier de chez mes parents à ce moment-là).

Forcément, je dors surtout dans mon lit. Je viens d'ailleurs de passer du merveilleux king size de l'ancien appart au 140 un peu raide de la caravane et ça fait tout drôle... mais je suis tellement crevée par le déménagement que j'y dors très bien ! On est juste plus serrés, quoi... dans le grand lit, on arrive à se perdre ; dans celui-ci, on a du mal à ne pas mourir de chaud !

Je n'ai pas eu autant de lits différents dans ma vie que Chloé, mais tout de même un certain nombre : du petit lit en pin de mon enfance (que j'ai récupéré), je suis passée à un BZ (que j'ai toujours aussi) quand j'ai eu mon premier copain. Ensuite, la joie des lits de cité U... le premier était normal pour un 1 place, mais infesté de puces... le deuxième faisait 70 x 200 ! Sans doute idéal pour un grand maigre, mais pour une nana bien en chair qui n'allait pas tarder à rencontrer un charmant jeune homme bien baraqué, on aurait pu trouver mieux. Et pourtant, on y a dormi à deux ! (enfin, comme il aime à le rappeler, je dormais sur le matelas, et lui coincé sur le flanc, entre le matelas et le mur... le jour où j'ai eu le malheur de le laisser s'endormir avant moi, je me suis retrouvée à dormir par terre, pas le choix !)
Vas-y quoi, laisse-moi un peu de place !

Étant propriétaires de deux ravissants VW Transporter, on y a forcément passé pas mal de nuits aussi, mais deux ont été particulièrement marquantes.
La première, c'était en Irlande, sur les falaises de Kilkee. On a dormi à 4 dans le Kombi, avec les copains venus nous rendre visite. Rien de bien exceptionnel en soi (chaud/froid/vent), mais au réveil... le pote va satisfaire un besoin pressant et revient à toute vitesse en nous criant de venir voir. On approche... il y avait tout une bande de dauphins qui faisaient des cabrioles dans les vagues en contrebas. Magique. Meilleur réveil de ma vie.
La deuxième, c'était au retour d'Irlande, justement, après avoir fait escale à Lille, on descendait en Auvergne. On a dormi en plein milieu de la forêt de Fontainebleau. Pourquoi ? Parce que le Kombi était tombé en panne sur la route en pleine nuit. Et que comme mon chéri était en mode "homme invisible" (long story short, il s'était brûlé au visage et aux mains et était couvert de bandelettes), c'est moi qui avais dû pousser l'engin plein à craquer, en côte bien raide, jusqu'à une petite aire de stationnement.

Voilà pour le familier. Quant à l'insolite, il n'y a pas forcément grand-chose, mais c'est du lourd. Je citerais par exemple la yourte en Ardèche, immensément cool mais où on a failli mourir d'asphyxie parce que le poêle tirait mal, puis de chaleur parce qu'il tirait trop. Mais le must reste le trampoline. Sur une scène de théâtre. (Je préfère ne pas m'étendre en explications là-dessus, mais c'était un bon délire !)

Entre les deux, des canapés par dizaines, des tentes Quechua ou pas, une cabane de jardin, une maison relativement à l'abandon, une grange mal isolée, le sol d'une salle des fêtes, le cinéma, la voiture évidemment (siège passager, banquette arrière et même coffre), le train beaucoup, le bateau non sans mal, et désormais une caravane (j'avais déjà fréquenté des petites caravanes et des mobile-homes au camping quand j'étais petite, mais j'avais jamais rien eu d'aussi cool !).

Chose surprenante quand on voit le temps que j'y passe, je crois ne jamais m'être endormie à mon bureau. Y rester jusqu'à l'aube pour ensuite me traîner jusqu'à mon lit, par contre...

Mais là où je dors le plus souvent, en fait, toutes catégories confondues, et même plus souvent que dans les bras de mon chéri (sorry), c'est sous mes chats. Ou plus exactement, ils viennent sur moi et m'hypnotisent pour m'endormir à coups de ronrons et de chaupissage (je crois que j'ai déjà expliqué ce mot très local, voire familial... quand ils pétrissent avec leurs pattes de devant, quoi). Le bonheur ♥

Voilà, sur ce, je vais me coucher, je reprends le travail demain !

dimanche 11 mai 2014

▲#7▲ Dans mon sac...

Défi de la semaine avec Chloé : faire l'inventaire de son sac en énumérant les objets qui s'y trouvent et ceux qui pourraient s'y trouver (même invraisemblables).

Commençons par ce qui s'y trouve en vrai :

Avec un photobomb de Salem ♥
  • un portefeuille Totoro, qui contient l'indispensable : papiers, CB... mais aussi des souvenirs (mon améthyste et le pass du Sonisphère) ainsi qu'un micro-canif, pour les urgences
  • mon smartphone, of course
  • une petite boîte de serviettes hygiéniques (c'est quand même plus discret/pratique en cas d'urgence que de trimballer la cup dans mon sac, et ça permet surtout de dépanner les autres !)
  • un porte-chéquier Totoro, offert par l'adorable Ayla, hélas trop petit pour mon chéquier... mais il me sert pour tous les trucs qui ne tiennent pas dans mon portefeuille ! (cartes de fidélité, autocollants Love your translator, encore des souvenirs (carte de membre d'honneur de l'English club de la fac -eh oui, je l'ai encore !-, billet du concert de Canned Heat et Ten Years After...)
  • mon chéquier, donc, sponsorisé par Color-Mania ;-) (en même temps, il me sert surtout chez eux, alors...)
  • un stylo (que je ne retrouve jamais quand j'en ai besoin, ce serait trop pratique...)
  • quelques cartes de visite pro, au cas où je tomberais sur un éditeur au détour d'une promenade...
  • un petit porte-monnaie en cuir en forme de cœur, acheté au festival de Souvigny (il y a un super stand d'objets en cuir, j'achète quelque chose à chaque fois que j'y vais ou presque)
  • un énorme briquet vert trouvé au Sonisphère l'an dernier (et qui fait lampe !)
  • mon boîtier à lunettes (et sa lingette nettoyante magique - jamais vu un truc aussi efficace !)
  • un sac de courses compact, parce que c'est toujours pratique d'avoir de quoi trimballer les trouvailles du jour :)
  • pas sur la photo : pleeeeein de tickets de caisse, mes clés quand je sors, les clés de la voiture...

Ce qui devrait s'y trouver (et qui s'y trouve de temps en temps, d'ailleurs) :
  • un carnet et un crayon, parce qu'on sait jamais quand frappe l'inspiration (enfin, les tickets de caisse et le stylo peuvent dépanner vite fait...)
  • un paquet de mouchoirs
  • mon agenda adoré
  • un bouquin (pas trop gros de préférence)
  • un parapluie
  • une bouteille d'eau
  • mon chargeur de portable
  • des lunettes de soleil (les miennes sont cassées, il faut que j'en rachète mais je n'arrive pas à choisir !)

Ce qui pourrait s'y trouver :
Moi aussi j'aimerais bien un sac plus grand à l'intérieur...
  • un porte-manteau, donc
  • la clé du TARDIS ou au moins un manipulateur de vortex, voire un tournevis sonique (si vous n'avez rien compris à ce point, lisez ceci)
  • une trousse à couture (je devrais la mettre dans la liste du dessus, d'ailleurs)
  • mes chats ♥ (ben quoi ? ils ont le droit de se promener !)
  • des clopes (mais ça fait longtemps que c'est pas arrivé)
  • tout le bazar de mon mâle (mais depuis qu'il a un sac plus grand que le mien, c'est fini ^^)
  • mon PC portable et/ou un disque dur externe
  • des mots croisés/sudoku
  • un costume de super-héroïne
  • un flingue (en plastique, quand même ^^) (oui je sais c'est con mais j'ai toujours trouvé ça super cool dans les films, les nanas qui sortent un flingue de leur sac x) )
  • de quoi me coiffer correctement et rapidement (c'est-à-dire pas mon élastique habituel à la con)
  • une bouteille de vin pour les invitations improvisées
  • un saint-nectaire pour les invitations... ou les petits creux !
  • quelques médocs potentiellement utiles (arnica, paracétamol...)
  • des fringues de rechange (ça je devrais, vu comme on se retrouve souvent à dormir chez les copains à l'improviste...)
  • un dico pour quand j'arrive pas à capter la 3G et qu'un mot m'énerve
  • une griffe de dinosaure, un fragment de poterie ou autre vieux machin fascinant (cherchez pas)
  • ma trousse à dessin, ou au moins mes Posca
  • un pisse-debout (prochain achat utile, je pense !)
Et vous, il y a quoi d'autre dans votre sac ?

dimanche 27 avril 2014

▲#5▲ Souvenirs, souvenirs...

Pour le défi du jour avec Chloé, on a décidé de parler d'un souvenir d'enfance. Le problème principal pour moi étant que pour une raison ou pour une autre, j'en ai très peu - de vrais souvenirs, j'entends, parce que des choses qu'on m'a racontées par la suite, bien sûr, il y en a... mon frère explique régulièrement comment j'ai failli le tuer plusieurs fois (FAUX !), par exemple.
Et puis hier, j'ai fait une chute assez spectaculaire et j'aurais pu me faire bien mal, et mon chéri m'a fait remarquer que ça m'arrive quand même assez souvent (je me suis notamment enfoncée dans le sol chez une amie il y a quelques mois...). Le truc bien, c'est que je ne me blesse jamais vraiment. Je passe ma vie couverte de bleus, mais je ne me suis jamais rien cassé... *touche du bois*
Et du coup, il s'avère que mon premier et principal souvenir d'enfance concerne une chute, justement, et une belle... volontaire en plus, donc c'est ce que j'ai choisi de vous raconter, c'est bien dans l'esprit ^^

Je dois avoir quatre ou cinq ans et je me promène avec ma maman et mon petit frère. Je suis sur mon joli vélo rouge, lui sur son petit vélo blanc ; c'est encore le tout début alors maman reste près de lui pour l'aider. On suit la route le long de la rivière, on passe le pont et on monte un peu prendre le petit chemin qui continue sur l'autre rive. Dans la descente, je prends une belle avance. Plus loin, le chemin devient plus large et plus plat, et les haies cachent le parcours au-delà du virage. Ma maman me crie d'aller moins vite, mais je m'en fiche, j'avance, je passe le virage.
Bruit de tonnerre. En face, à quelques dizaines de mètres, un troupeau de vaches arrive en courant dans un nuage de poussière.


Elles n'ont pas l'air de vouloir/pouvoir s'arrêter ; si je reste là, je me fais piétiner ; si je fais demi-tour, pareil... pas le choix. Je saute dans le fossé. Plein d'orties.
Et je vois le troupeau passer, et derrière, l'éleveur qui les pousse... en voiture.
Après... je sais plus trop. Ma mère et mon frère avaient pu s'abriter de façon moins pénible que moi, et le type s'est pris un sacré savon, que ce soit ce jour-là ou plus tard. Et moi... j'ai passé quelques jours à me gratter, et depuis, j'ai un peu de mal avec les vaches. Comme il y en avait toujours pas très loin (Auvergne represent !), ça a évité que ça devienne une vraie phobie, mais on ne me fera jamais rentrer dans un champ avec ces bestiaux infernaux. (C'est pas la plus ridicule de mes peurs, mais je vous épargne le détail...)

Voilà, désolée pour ceux qui le connaissaient déjà, pas de scoop pour cette fois ^^ Allez voir ce que Chloé a à raconter, j'espère que ce sera plus fun !

dimanche 30 mars 2014

▲#1▲ Heure par heure - un dimanche au boulot...

Aujourd'hui, quelque chose d'un peu spécial, puisque c'est le premier article du défi qu'on s'est lancé avec Chloé ! Eh oui, c'était ça la fameuse collaboration dont je parlais... Vous pourrez aller voir son pendant sur son blog quand vous en aurez terminé ici... À noter qu'on s'est donné un thème mais pas de consignes particulières, donc je ne sais pas du tout ce que ça donne de son côté !

***

7 h : Le réveil sonne. J'ouvre un œil... il fait encore nuit. Trop intelligent, ce téléphone, il s'est mis à la nouvelle heure tout seul... je me rendors.

8 h : Le réveil sonne². Gmfrmblr... encore dodo.

9 h : Le réveil sonne³. Je dormirais bien encore, mais j'ai des besoins impérieux : aller aux toilettes et recouvrir de pommade mon tatouage tout frais qui se sent un peu sec. Je rassemble mon énergie en étudiant les notifications arrivées cette nuit sur mon smartphone.

9 h 05 : Debout, attention aux chats qui se jettent sur moi à peine la porte ouverte (en quelques jours, j'ai fort bien maîtrisé le style de la grue, à lever le pied à chaque fois qu'ils s'approchent - surtout Salem, ce petit idiot adore s'asseoir sur les pieds ou les griffer. À éviter le temps que je cicatrise, donc).

Oui voilà, un peu comme ça. Tout en classe et distinction.


9 h 10 : Après avoir répondu aux urgences toilettes et pommade, je nourris les monstres et me prépare mon petit déj : thé et cake au fruits. Je me rends compte avec bonheur qu'on est dimanche : Gérard-des-tondeuses ne bosse pas aujourd'hui, ce sera au moins calme en-dessous.

9 h 20 : Je sirote mon thé en faisant le tour des nouvelles sur FB et compagnie. Le silence d'en bas est compensé par le réveil des gamins du dessus, qui ont l'air très en forme, comme tous les dimanches... Je me demande combien de fois je vais entendre ce merveilleux remix de "Chaud cacaco" aujourd'hui (attention, ce lien pourrait avoir des effets néfastes sur votre santé mentale, la maison décline toute responsabilité).

9 h 30 : Je fais un tour sur RescueTime pour voir ce qu'a donné la journée d'hier, et je jette un œil à mes fichiers pour voir ce que j'ai à faire aujourd'hui. Dernier jour de charrette, je rends demain... 3274 mots hier en 4h30 de travail effectif (sur 9h passées devant l'ordinateur au total...) ; 3394 mots à boucler pour ce soir. La dernière journée est toujours la plus chargée... Enfin, je suis toute seule et j'ai rien d'autre à faire, ça devrait aller. Relecture demain.

9 h 40 : Ah si, j'ai autre chose à faire. Lancer une lessive. Monsieur aura besoin d'habits propres quand il passera rapidement ce soir et qu'il m'abandonnera pour 8 jours... (qui a dit que les intermittents étaient des feignasses, déjà ?)

10 h : Bon, les chats sont nourris, la lessive est lancée, mes Simpson sont occupés pour la journée (si vous y jouez aussi, ajoutez-moi ! nadj_flower sur Origin), j'ai fait ma petite partie de 2048 édition Doctor Who, mes lunettes sont propres... Y'a plus qu'à se trouver du son pour rythmer la journée. Hier, c'était grandiose : Iron Maiden, SOAD, Avenged Sevenfold, Edguy, Avantasia, Dragonforce, Metallica. Une bonne heure de chaque. Autant j'ai besoin d'un silence presque absolu quand je traduis quelque chose de compliqué, autant pour du facile mais un peu chiant comme je fais en ce moment (une liste de compétences pour un meuporg... le seul truc plus pénible, c'est les inventaires, et encore !), j'ai besoin de rythme. Et de quelque chose d'épique. Là, c'était plutôt pas mal... aujourd'hui, on va commencer par Apocalyptica, tiens.

10 h 30 : Au boulot !
 
11 h 20 : Pile le temps d'écouter Reflections en entier, j'ai bouclé mon premier bloc de 100 lignes. (Je procède comme ça pour ce genre de travail sinon j'en vois pas le bout... 100 lignes, une pause, et c'est reparti.) 890 mots en 50 minutes, joli score, mais ça se répétait énormément, ça aide ! (C'est dans ces moments-là que je suis vraiment ravie qu'on ait inventé la TAO...) Il est temps d'aller se refaire du thé et s'habiller, et on s'y remet... avec Nightwish tiens, ça fait longtemps.

12 h 15 : 100 lignes de plus, mais 385 mots seulement... comme quoi ^^ Ça fait quand même une matinée à plus de 1200, ce qui est très honorable. Bon, Nightwish c'était beaucoup mieux dans mes souvenirs adolescents (qu'est-ce que j'ai pu écouter Once... ça me fait bizarre, maintenant - enfin, les goûts changent !), et j'ai faim. À table !

13 h 50 : Après avoir déjeuné devant quelques épisodes d'American Dad (les gens qui font cette série sont fous), étendu le linge et m'être retartiné le pied de Bepanthen, me revoilà à mon poste avec la troisième tasse de thé de la journée. Un petit tour sur Facebook le temps que l'antivirus termine sa ronde (il fait ramer mon logiciel de TAO qui n'est déjà pas une flèche en temps normal, alors je préfère éviter), un 2048 (un jour j'y arriverai !), et c'est reparti avec Epica dans les oreilles... ou non tiens, Children of Bodom plutôt. Ça suffit les trucs mielleux.

14 h 50 : 1 heure, 100 lignes, 750 mots.
Pipi, thé, Stone Sour (pourquoi j'y ai pas pensé plus tôt ? en même temps c'est risqué, comme je mets un mix YouTube, je risque d'être tentée d'aller voir pour mater la belle gueule de Corey Taylor... bon allez je tente quand même !)

Mon rouquin préféré.


15 h 45 : 1 heure, 100 lignes, 600 mots.
Et moins de 10 secondes à baver sur le torse tatoué et le cou de taureau de Corey, aperçus par hasard dans l'onglet YouTube resté ouvert alors que j'allais vérifier un mot dans le dico en ligne. Juré. (Mais quel bel organe quelle voix, bordel ♥ Vous avez entendu sa reprise de Dio pour l'album hommage ?)
Moins de 800 mots et j'ai fini :) En fait cette journée n'a rien d'ordinaire, je suis rarement aussi efficace !

16 h 05 : une petite pause Facebook/cake aux fruits et c'est reparti pour la dernière ligne droite ! (En compagnie de Dio, justement ^^)

17 h 03 : FINI !!!! Plein de répétitions sur la fin, ça aide bien :)
Pour fêter ça, je vais... faire la vaisselle. Pas que ça m'enchante, mais il faut la faire, et puis ça me dégourdira les pattes, réchauffera les mains et reposera les yeux...

18 h 15 : J'ai fait la vaisselle, et enchaîné sur quelques tâches ménagères que j'avais négligées au cours de cette grosse semaine de boulot... la cuisine et le salon sont rangés, et les chats ont une litière toute propre, l'honneur est sauf. Allons glander sur le net sans une once de culpabilité !

***
Bilan : j'aimerais pouvoir dire que toutes mes journées sont comme celle-ci, mais hélas, c'est rarement le cas. Le fait que je sois en fin de projet a bien aidé, en général ça me fout un bon coup de pied au cul, mais là, le fait de m'observer presque d'un œil extérieur a aussi pas mal changé la donne... ça me l'avait un peu fait aussi pendant mes premiers jours sur RescueTime. Ça s'appelle l'effet Hawthorne, il paraît.

Allez, filez chez Chloé !

vendredi 14 février 2014

Vis ma vie de traductrice à la bourre

Traduire... quoi ? 15 000, 16 000 mots en 3 jours ? Plus sans doute ? (j'ai perdu le compte, je sais plus du tout)
Se faire pirater le compte Twitter (ça fait toujours plaisir)
Se coucher à 4h, se relever à 8h30 pour boucler
Avoir une légère crise de panique quand le logiciel se met à patiner juste avant la fin
Une fois le boulot enfin terminé et rendu, tenter une sieste
Se faire empêcher de dormir par le chat, les tondeuses, le téléphone
Se relever, avaler une assiette de pâtes
Retourner devant le PC assurer le SAV en expliquant ses choix au relecteur, au chef de projet
Blackout. L'ordi redémarre tout seul et ne trouve plus son disque dur tout neuf
Tenter un truc en vain
Appeler paniquée le chevalier blanc qui m'a déjà sauvé la vie le week-end dernier (sûrement un peu blasé, le pauvre)
Trouver une solution, régler le souci au moins pour un moment
Sentir le sommeil frapper à la porte, mais résister, au cas où l'on aurait encore besoin de moi

Je sens que je vais bien faire la marmotte, ce week-end, moi...

Genre ouais, au moins comme ça.
(Ah, on m'indique que non, j'ai plein de trucs de prévus. Bon ben... je vais gentiment m'endormir devant Elementary ce soir, alors.)
*

Je précise qu'une telle productivité est rare (des fois que mes clients lisent ceci et se disent qu'ils peuvent raccourcir mes délais : NON) et est due à une combinaison de plusieurs facteurs :
  • un truc sympa à traduire (ça joue beaucoup !) : des dialogues bien écrits, et surtout une foule de petits textes d'une centaine de mots, sous forme d'extraits de romans, témoignages, poèmes, voire catalogue de matériel ou magazine de mode, bourrés de références marrantes, c'est pas facile mais j'aime !
  • un élan de motivation
  • un ajout de dernière minute qui a décalé le reste du boulot (mais pas la date de fin, hein, ce serait trop beau)
  • des délais fermes, donc (quand on n'a plus le choix, faut carburer)
  • une petite astuce qui me fait gagner un temps précieux : un pilote de clavier enrichi. Si comme moi, vous avez souvent besoin de caractères spéciaux (É, œ, Ç, espace insécable, guillemets français) et que vous ne travaillez pas sous Word ou autre logiciel intelligent qui les met tout seul, ça va vous changer la vie. Finis les codes à rallonge à utiliser avec la touche Alt (même si vous les connaissez par cœur, j'en suis sûre), ce pilote rajoute des combinaisons avec la touche AltGr. Par exemple, là où je tapais Alt + 0201 pour avoir un É, désormais je me contente d'un AltGr + W. 4 fois moins de touches à taper, vous imaginez le gain de temps ? L'essayer, c'est l'adopter !