samedi 20 décembre 2014

News de décembre et mini-concours

Voilà déjà les fêtes qui approchent... cette année est passée à une vitesse de dingue ! (réflexion très utile que je me fais tous les ans)

J'en ai enfin terminé avec le gros boulot qui m'occupait depuis fin septembre, alors ces dernières semaines, je me repose, et ça fait un bien fou ! J'en profite pour faire des petites bricoles qui attendaient depuis longtemps... un peu de couture, un peu de peinture, des bijoux à réparer/customiser... (bon OK, vous avez déjà vu tout ça sur Instagram)

Le NaNoWriMo a été un échec, mais je suis quand même contente d'avoir réussi à avancer sur mon texte malgré la tonne de travail que j'avais. Ça m'a bien motivée à m'y remettre, et j'ai pu me rendre compte que la tâche était complexe et qu'il allait falloir que je fasse pas mal de recherches. À commencer par relire tout Lovecraft. Une perspective qui m'enchante au plus haut point ^^

Je suis moyennement motivée pour Noël, comme souvent... je me demande de plus en plus pourquoi on le fête dans ma famille d'athées. Quand on était petits, je comprends, c'était pour les cadeaux et pour faciliter un peu notre intégration dans un contexte très très catho. Mais maintenant ? J'en ai marre des fêtes religieuses, des jours fériés religieux... C'est pas censé être un pays laïc ici ? Je crois que je vais demander à ce qu'on fête plutôt Yule désormais. Tant qu'à faire la fête en fin d'année, que ce soit au moins en rapport avec ma spiritualité.

Heureusement, par contre, le Nouvel An me motive énormément, le réveillon promet d'être dément et j'ai hâte d'attaquer cette nouvelle année du bon pied :)

Ce qui change, c'est que cette année je n'ai rien prévu de spécial pour mon anniversaire. D'habitude, c'est mon jour préféré de l'année (oui, j'ai le droit :p ), mais là... je sais pas, c'est peut-être l'approche de la trentaine, ou le fait que j'ai adoré le fêter en mai il y a deux ans, mais je suis pas très chaude non plus. Du coup, j'ai décidé que cette année, pour mon anniv, c'est moi qui vais gâter l'un-e d'entre vous !

Il y a quelques jours, j'ai participé à un concours de coloriage lancée par l'une de mes artistes préférées, Camilla d'Errico. Il s'agissait de colorer l'un de ses dessins, représentant Sailor Moon, Luna et Artémis. Je n'ai pas gagné (il y avait tellement de participations magnifiques !) mais j'aime bien ma version et je me dis qu'elle pourrait peut-être faire plaisir à quelqu'un.

Voilà ce que ça donne :

ScanEncadré
Papier Canson 180 g, sous-verre 18,5 × 24 cm en bonus :)
Aquarelle (scoop : l'aquarelle sur un dessin sorti sur une imprimante à jet d'encre, c'est pas une bonne idée... Ça paraît évident comme ça, mais j'y avais pas pensé. Bref, ça bave un peu par endroits, mais rien de dramatique), crayons de couleur et rehauts dorés.

Pour l'avoir, c'est facile : vous laissez un commentaire ci-dessous pour dire que vous participez, et le 28, je tirerai un-e gagnant-e au sort. Inscrivez-vous avant le 27 à 23h59 et pensez à me laisser une adresse e-mail valide, que je puisse vous contacter pour avoir votre adresse postale ;)

J'espère que ça vous plaira ! Joyeuses fêtes à tou-te-s !

samedi 22 novembre 2014

Week-end à Nantes

Je délaisse le blog pour cause de boulot et de NaNoWriMo... et comme je n'arrive pas à avancer sur le NaNo, je reviens sur le blog. Logique. Enfin, il serait peut-être temps que je vous raconte notre charmant week-end à Nantes avant d'oublier des détails, ça fait déjà trois semaines, et vu les performances de ma mémoire en ce moment...

Donc ! Nous sommes allés passer trois jours à Nantes à l'occasion de notre dixième anniversaire (le 30/10), avec combo Halloween-Toussaint à la suite. Ça tombait aussi en même temps que les Imaginales, où on avait envisagé d'aller faire un tour, mais il faisait tellement beau (si si) et on avait un programme tellement chargé qu'on y a pas mis les pieds.

Pour dormir, on avait envie d'un truc un peu spécial, alors on a déniché une péniche sur AirBnB. C'était vraiment le paradis, ce bateau ! À deux pas du centre-ville, avec une belle terrasse, un intérieur super douillet, des confitures maison... Je le recommande chaudement.

On n'est pas bien, là ?


Jeudi 30 octobre

On s'est installés sur la péniche le jeudi après-midi. Une petite sieste pour récupérer de la fatigue de la route, et on était parés pour aller au seul point fixe du week-end : le nouveau spectacle d'Alexandre Astier, l'Exoconférence, qui avait lieu... juste en face, à la Cité des congrès, en prologue aux Imaginales. Je vais pas spoiler parce que je sais qu'il y en a qui comptent aller le voir, mais c'était très très chouette. En même temps, y'avait peu de chances que ça nous plaise pas, Astier qui parle d'extraterrestres... C'est très drôle, très instructif, et ça force à se poser des questions. On a passé un très bon moment, avec cette curieuse impression d'être avec quelques centaines de potes : très homogène, comme public, grosse proportion de métalleux, de geeks, de tatoués... tout ce qu'on aime, quoi ! (D'ailleurs, la bande-son pendant l'installation du public, c'était top : AC/DC, Led Zep et Maiden. Jamais vu ça !)

Spoil : le clou du spectacle.
(Je déconne) (ou pas ?)

Là où on a commis une erreur, c'est qu'on n'avait pas mangé avant, en se disant qu'on trouverait bien quelque chose après. On avait même cherché un peu dans les cartes de visite laissées à disposition à la péniche, et sur le net, et trouvé un restau qui nous branchait bien, avec de chouettes plats de poisson, et qui servait tard. Parfait ? Non. Une fois arrivés là-bas et installés, on s'est rendu compte que le menu n'était plus le même que celui indiqué sur le site, et que tous les plats de poisson comportaient quelque chose avec de la viande. Comme une sauce au chorizo. Si.
On est donc repartis en quête d'autre chose, mais un jeudi à presque 23h, tous les restos (et il y en a !) étaient en train de fermer. On a donc fini... au kebab, qui (ô joie) proposait des falafels. Des supers falafels, d'ailleurs. Et puis retour (lent et douloureux, merci les talons) à la péniche pour une bonne nuit de sommeil.

Vendredi 31 octobre

Après un bon p'tit déj, entre les confitures maison et les croissants frais de la boulangerie d'à côté (j'ai dit que c'était bien situé ?), on s'est mis en route pour l'office de tourisme pour y récupérer de la doc et surtout les Pass, grâce auxquels on aurait des entrées gratuites à peu près partout pour 25 € la journée. Ça force un peu à courir pour que ce soit rentable, mais c'est plutôt un bon plan.
On a commencé par le plus éloigné, pour pouvoir rester en centre-ville ensuite : le musée Jules Verne. Juste avant d'y arriver, on tombe sur une statue du capitaine Nemo qui scrute l'horizon. Derrière lui, sur un banc, Jules Verne enfant le regarde. Partout dans le quartier, des rues qui portent des noms de corsaires !



Le musée est situé sur trois étages, dans une jolie maison qui domine la Loire. On entre par le haut, où on découvre d'abord la vie de l'auteur, avant de s'attaquer à son œuvre en descendant. Il y a du mobilier venant de chez lui, des manuscrits, des objets l'ayant inspiré ou, inversement, inspirés de ses œuvres, comme le magnifique nécessaire du capitaine Nemo, ou des maquettes des véhicules de ses Voyages Extraordinaires.

Le "train" (De la Terre à la Lune), le nécessaire du capitaine Nemo,
le plan et la maquette du Nautilus (Vingt mille lieues sous les mers),
le portail du musée.

La muséographie est très sympa : il y a des éléments interactifs, de petites salles sombres pour mettre certains éléments en valeur... On a un peu regretté une déco trop sobre. En voyant le portail orné d'un globe terrestre en fer forgé, on s'attendait un peu à une ambiance steampunk partout... raté.

On est repartis en direction du centre-ville pour manger quelques galettes et crêpes (obligatoire !) avant de jouer les touristes en flânant le nez en l'air vers l'église Sainte-Croix avec son joli beffroi. On s'est ensuite dirigés vers la cathédrale, impressionnante, et on est entrés. Je peux pas m'en empêcher, j'adore l'architecture religieuse, et j'ai pas été déçue ! Quelqu'un a joué de l'orgue pendant toute la durée de notre visite, c'était très impressionnant. La musique prenait une ampleur incroyable sous les voûtes ! Bref, pour résumer : très belle cathédrale gothique, avec une nef très élevée. Toute blanche, j'ai pas l'habitude avec notre chère cathédrale noire, ça donne l'impression que c'est encore plus grand. Rien de très intéressant côté vitraux (dommage, j'adore ça), par contre de beaux tableaux et surtout des gisants magnifiques.

Mastoc ? Mastoc.

Étape suivante : le château. Pas le temps pour la grosse exposition sur les samouraï, et c'est bien dommage parce qu'elle avait l'air vraiment spectaculaire. Le Pass nous donnait droit aux audioguides gratuits pour la visite du château et... comment dire, t'as un peu l'air con avec ton espèce de talkie-walkie, mais t'apprends plein de trucs que t'aurais pas pu deviner autrement. Bon, on s'en est surtout servis pour l'extérieur, et à l'intérieur on s'est contentés de visiter les pièces dans l'ordre, qui racontent l'histoire de la ville. Intéressant.

Ensuite, on a fait un petit tour au musée de l'imprimerie, en se raccrochant à une visite guidée qui venait de commencer. Enfin, en ME raccrochant, parce que monsieur a vite arrêté de suivre et a fouiné partout tout seul. J'avoue que ça allait pas vite et que tout était pas passionnant... dans le sens où il y a pas mal de choses qu'on savait déjà. Gutenberg, vraiment ? Mais c'était intéressant de voir les différentes machines en fonctionnement (et de récupérer des petits goodies fraîchement imprimés ! et de sentir l'odeur de l'encre, raaah !) ; la théorie je l'avais déjà, la pratique c'est super impressionnant. Visite écourtée par mon mal de pieds et l'heure qui tournait : on était censés retrouver l'ami kam en fin d'après-midi. Qui est devenu un début de soirée, mais bon, comme ça on a eu le temps de se reposer et de préparer tranquillement l'apéro.

Après l'apéro, on avait prévu d'aller dîner en ville et de monter voir le panorama nocturne au Nid de la tour Bretagne (où on avait une boisson gratos), mais... la flemme. On s'est pris des pizzas juste à côté de la péniche et on n'a plus bougé.

Samedi 1er novembre

Enfin, le samedi, le clou de notre visite, LE truc qui nous avait fait nous décider pour Nantes : les Machines de l'Île ! Il faisait plutôt gris, mais au moins on avait moins chaud que la veille (aussi improbable que cette phrase puisse paraître quand il est question d'un week-end de la Toussaint à Nantes).

En arrivant, on a aperçu l'éléphant qui s'en allait, mais on s'est dit qu'on allait bien le recroiser plus tard. (Spoiler : non. Va falloir qu'on y retourne !)
On a commencé par la galerie des machines, où la compagnie expose maquettes et prototypes de ses projets en cours.

Héron / Arbre / Chenille / Taupe / Plante carnivore / Bestiole dont le nom m'échappe / Poisson dont le nom m'échappe aussi)

Vous imaginez bien que lancer un constructeur de décors là-dedans, ça allait faire des étincelles... il était comme un gamin, à étudier les bestioles sous toutes les coutures ; à un moment j'ai cru qu'il allait les démonter pour voir comment c'était fait.
Après la galerie, on est monté au balcon qui permet d'avoir une vue sur les ateliers gigantesques. Photos interdites, mais y'avait pas grand-chose à voir de toute façon. Un petit film présente la compagnie et ses projets en cours, le principal étant l'arbre dont on avait vu une maquette dans la galerie. La visite se termine d'ailleurs en descendant par une branche prototype. C'est vraiment classe : des passerelles en hauteur, toutes végétalisées... J'espère voir l'arbre entier un jour, ça va être magnifique !


Un petit tour et un gros craquage à la boutique en arrivant en bas, et ensuite, cap sur l'attraction phare : le Carrousel des mondes marins !
C'est un manège complètement dingue, sur trois étages : surface / abysses / fonds marins. On monte dans les bateaux ou poissons et on anime les différentes parties à l'aide des manivelles, leviers et autres pédales... C'est énorme !

Niveau supérieur : la surface

Pour notre tour, on a choisi de monter dans le poisson-pirate (forcément), au niveau Abysses.


Une belle bête à trois places, du coup j'avais pas assez de mains pour toutes ces manettes et manivelles ! On avait droit à deux tours chacun, mais malheureusement, pas le temps de faire le deuxième : il était temps de rentrer boucler nos affaires et rendre les clés de la péniche...
Le retour n'a pas été trop déchirant parce qu'on savait que les copains nous attendaient chez nous pour faire la fête, et en plus on a pris des auto-stoppeurs adorables sur la route. Mais c'est clair qu'on y serait bien restés plus longtemps, sur notre terrasse ensoleillée au bord de l'eau ! Et il nous reste encore pas mal de choses à voir, c'est vraiment une jolie ville et il y a de quoi faire !
À refaire, donc, avec plus de temps et des chaussures plus confortables ;)

vendredi 17 octobre 2014

Humeur du jour

Attendre un colis ASOS (livraison 24h, c'est ça ouais...)

Lutter contre les microbes
(j'ai fini par me résoudre à avaler l'ignoble mélange thym+citron+miel, c'est dire à quel point je suis désespérée)

S'énerver sur un texte mal fichu

Je me rends compte que dit comme ça, on pourrait croire que je suis de mauvais poil. Ben même pas. Et pourtant j'ai mes règles. C'est curieux.
Bon sinon je ne vous oublie pas hein, j'ai toujours le tuto jupe dans les cartons (pour Mémé), le topo agendas coréens (pour Sushiwynn) et le bilan RescueTime (pour Claire et consorts). Maaaais... je bosse comme une dingue, en témoignent la vaisselle qui s'empile et le chat qui n'a toujours pas fait son rappel de vaccins (en même temps, il est grand, il pourrait y aller tout seul). Heureusement, à la fin du mois, on se prépare quelques jours en déconnexion totale et ça va faire du biiiien !

En attendant, si vous voulez voir un petit truc que j'ai fait, vous pouvez aller chez sa majesté Aya qui m'a fait le grand honneur de choisir ma modeste production comme gagnante de son énoooOooorme concours d'anniversaire. Je suis joie.

(Et comme si je passais pas assez de temps devant le PC, je me tâte à faire le NaNoWriMo -aka le défi d'écriture ultime*- en novembre. Tout. Va. Bien.)

*Oui je sais, le défi d'écriture n'est toujours pas revenu. Je. Sais.

lundi 1 septembre 2014

DIY du jour et récap d'août (ou l'inverse)

L'été passe décidément à une vitesse folle, nous voilà déjà en septembre et je ne suis allée me baigner qu'une seule fois. Avant-hier, pour être précise. En même temps, c'est pas comme s'il avait fait chaud...

Alooors, que s'est-il passé en août ?

  • 5 ans de mariage, mais pas trop le temps de les fêter... ça attendra encore un peu ;-)
    http://instagram.com/p/rbjdPmq5as
  • On a récupéré un four, ce qui signifie que j'ai enfin pu me remettre à faire des quiches, des tartes...
    ... des chaussons...
  • ... le plus beau pâté aux patates de ma carrière (et le meilleur !), aussi (même si c'était pas dans mon four), voyez plutôt :
    http://instagram.com/p/sHoDOvK5aP
    (Petit rappel : la recette est là ^^)
  • J'ai même fait une jupe ! (d'ailleurs, ça vous dit un petit tuto ? c'est vraiment facile –la preuve, j'ai réussi– mais faut quand même avoir des bases en couture et une machine à coudre)
    http://instagram.com/p/re2iTRK5Wu
  • À part ça, beaucoup de boulot, peu de visites (mais de qualité !), quelques sorties et beaucoup de pluie. Heureusement, le soleil a enfin l'air de vouloir se montrer un peu !
D'ailleurs on va finir avec quelques photos ensoleillées du petit projet qui m'a occupée hier et aujourd'hui (clic pour voir en grand) :

J'avais récupéré trois petits tubes qui contenaient des dragées au mariage de ma cousine, et à chaque fois que je les voyais, je me disais que j'en ferais bien quelque chose... et puis de fil en aiguille, j'ai pensé aux trois potions qu'on retrouve dans tous les Zelda. Voilà, je la tenais mon idée : un porte-potions ! J'ai mis un moment à trouver précisément ce que j'allais faire ; la forme triangulaire s'est imposée d'elle-même, forcément, mais le reste, finalement, c'était un peu de l'impro sur le moment... Quelques branches d'acacia qui séchaient depuis un bail (c'est joli hein, mais bosser avec des trucs tordus et pleins d'épines, je conseille pas forcément), des perles en bois, de la ficelle de chanvre (qui sent le poney, ça rappellera des souvenirs à certaines), une vieille chaîne et un pendentif... Voilà quelques détails :



Ça m'a aussi donné l'occasion de prendre quelques cours de bricolage avec mon chéri (j'ai eu le droit de me servir de la Festool \o/) et de travailler ma patience et ma précision (bon c'est loin d'être nickel, hein... mais ça se voit pas trop !). Quelques photos du WIP :


Mais comme d'habitude, j'arrive pas à décider si j'ai terminé ou pas. Je rajouterais bien quelques fioritures (après tout, c'est souvent assez chargé dans les Zelda), mais j'ai la fâcheuse habitude de gâcher ce que je fais en voulant trop en faire. Le mieux est l'ennemi du bien, comme on dit... Qu'est-ce que vous en pensez ? Je rajoute quelque chose ou ça suffit comme ça ?

mercredi 30 juillet 2014

Troll day (ou comment j'ai failli ne pas aller à la Japan Expo)

Bon, presque un mois que je me dis qu'il faut que je rédige cette épopée, il est temps de le faire avant d'oublier des détails.

En juin, j'ai participé à un petit concours sur la fanpage de Lush pour gagner des places pour la Japan Expo, et à ma grande surprise, j'ai été la première à répondre ! J'ai reçu deux invitations pour une journée. Je pouvais donc soit y aller toute seule deux jours, soit y emmener quelqu'un pour une journée. Mon chéri n'était pas franchement motivé, alors j'ai proposé à ma Poulette Mary de m'accompagner, comme elle n'y était allée qu'une seule fois, il y a dix ans (!), et qu'elle me disait depuis quelque temps qu'elle avait bien envie d'y retourner. On s'est mises d'accord pour y aller le jeudi 3 juillet : plus compatible avec notre emploi du temps, et pas surpeuplé comme peut l'être le samedi.
Après étude des différentes options de transport (train, covoiturage, etc.), on a décidé de prendre ma voiture : presque neuve, fiable, consomme peu, pratique...
En plus, ça se goupillait bien : je devais rencontrer deux étudiantes en journalisme qui tournaient un documentaire sur la traduction littéraire et qui étaient intéressées par mon témoignage. Rendez-vous pris pour la veille au soir, à notre hôtel. Et comme ça, en dormant sur place, ça nous évitait de faire l'aller-retour en voiture sur la journée et de rentrer complètement épuisées.
Le plan tel qu'il était prévu :
Mercredi 12h30 : départ de Thiers.
13h30 : arrivée à Clermont, chopage de Poulet à la sortie du boulot, déjeuner tous les 3.
15h max : départ pour Paris avec la Poulette.
19h30 environ : arrivée à l'hôtel.
20h15 : interview filmée pour le documentaire.
Dodo de bonne heure pour être fraîches et disposes le lendemain pour la JE.
Jeudi : JE toute la journée, puis dîner avec les copains, et retour en Auvergne le soir.
Ça paraissait plutôt bien calé, comme programme, non ? Évidemment, tout ne s'est pas passé comme prévu...

Mercredi matin : mon chéri emmène la voiture au garage pour faire changer les plaques d'immatriculation (l'intérieur de certaines lettres était tombé depuis un moment) et faire bidouiller un truc de l'ordinateur de bord qui réclamait qu'on s'occupe de lui. Charmante attention ♥ Il me dit qu'il ne me restera qu'à faire le plein en partant.
12h15 : je suis prête, un peu en avance comme d'habitude. J'y vais, comme ça je ne me mettrai pas en retard en m'arrêtant à la station service.
12h55 : je suis en route depuis un moment, mais zut, j'ai oublié de prévenir Mary. Je m'arrête sur le côté pour lui envoyer un texto.
13h : elle me répond. Je m'arrête pour lire. Elle demande si je peux aller récupérer son Poulet au travail - ce que j'avais prévu de faire, mais j'ai pris du retard en m'arrêtant à la pompe et pour envoyer ces foutus messages. Bon. Ben je vais prendre l'autoroute pour la fin du trajet, comme ça je serai à l'heure.
13h20 : j'arrive sur le parking où il travaille, et même en avance ! Je vais lui dire que son taxi est avancé et je l'attends.
13h40 : il a fini, on se met en route.
13h41 : la voiture cale en roulant et refuse de redémarrer. On n'est même pas encore sortis du parking. Je réessaye plusieurs fois, rien. Enfin si, un petit voyant en forme de tortillon qui clignote. Après vérification dans le manuel, c'est "un problème de gestion moteur. Faites réviser votre véhicule sans tarder." Haha. a) Je peux pas démarrer. b) Je vous ai dit que la voiture est passée au garage LE MATIN MÊME ?!
13h46 : j'appelle l'Ours pour lui expliquer le souci. Puis l'assurance. Qui m'envoie une dépanneuse sous 45 minutes. Pendant ce temps, Roman prévient sa Poulette.
14h : c'est long, 45 minutes en pleine canicule et quand on a faim. (Oh, et j'ai mes règles, aussi. Joie.) On va se mettre au frais au bureau en attendant des nouvelles de la dépanneuse.
14h22 : la société de dépannage m'appelle pour confirmer l'endroit où je me trouve, parce que la dame de l'assurance n'a pas compris. Bon, elle est pas d'ici, on peut pas lui reprocher de ne pas connaître.
15h : la dépanneuse arrive. Le monsieur (très gentil, ouf !) essaye de démarrer, nettoie un truc, réessaye, rien. Il a bien une idée du problème (bulle d'air dans l'injection, qu'il dit), mais il peut rien faire sur place. Bon ben, en route pour le garage, alors... (Bon, j'ai toujours été épatée par la dextérité de certains derrière un volant, notamment le conducteur du petit train touristique de Thiers qui passe des angles d'une étroitesse improbable avec 5 wagons derrière, mais traverser la ville avec une grosse dépanneuse et ma voiture accrochée derrière [parce qu'il en avait déjà une sur le plateau], les roues avant en l'air, puis, arrivés à la concession, faire un putain de SLALOM EN MARCHE ARRIÈRE dans un parking bondé pour la déposer à l'endroit voulu, en passant à quelques centimètres de certaines bagnoles... bordel, à la fin j'avais envie d'applaudir le mec.) On explique le problème au concessionnaire, il regarde, remarque qu'il y a le plein, me demande si je me serais pas trompée de carburant par hasard (Groumpf. Non. Franchement.) et me dit qu'il aura un diagnostic d'ici 17h. (Je vous passe l'étape paperasse, garantie ou pas, coup de fil à mon concessionnaire habituel pour savoir comment ça marche, bref, relou relou.)
15h40 : bon ben, tant qu'à attendre, autant rester dans le coin et aller enfin manger un truc ! Cap sur la boulangerie la plus proche et engloutissement de pizza (sachant que je m'en étais déjà tapée une au même endroit la semaine précédente à 16h aussi, ils doivent me trouver bizarre...). On devrait déjà être parties depuis un moment, mais je reste optimiste, c'est sûrement pas grand-chose, on a quand même des chances de pouvoir partir le soir même. Bon par contre, pour l'interview c'est raté, je préviens mon contact et on s'arrange pour remettre ça au lendemain soir. Pendant ce temps, Mary nous a trouvé des possibilités de covoiturage, et Seb me dit qu'on peut peut-être avoir un véhicule de prêt, mais je préfère savoir ce qu'il en est pour ma bagnole avant de considérer les autres options.
16h20 : bordel la boulangerie n'a pas de toilettes pour les clients. "Y'en aura après les travaux, dans 3 semaines," qu'il me dit. Oh ben super alors, je vais attendre. Ah pardon, ma vessie me dit que ce n'est pas possible. Cap sur le Quick.
17h : soulagée, j'attends que la concession m'appelle. Rien. Bon, ben on y retourne alors.
17h20 : diagnostic : c'est le fusible qui gère l'arrivée du carburant qui a grillé. C'est le genre de truc qui peut arriver, mais qui est quand même bizarre, alors ils voudraient me la garder une journée de plus pour faire des tests. Ça me coûtera rien de plus, et j'avoue que je préfère éviter de partir pour 4h de route avec une bagnole qui risque de caler sans prévenir. Soit.
17h25 : j'appelle mon assurance pour savoir si je peux avoir un véhicule de prêt : oui, et pendant 3 jours ! Magnifique. J'ai l'impression de découvrir la vie d'adulte. C'est chiant mais ça a ses avantages.
17h36 : l'assureur me rappelle, il m'a trouvé un véhicule de location. Mais l'agence est à l'autre bout de la ville, ferme à 18h30, et on est à pied. Heureusement, Roman connaît bien le réseau de bus, mais va quand même falloir se bouger le train sévère. Je chope mes affaires dans la voiture, préviens le concessionnaire que je ne reviendrai chercher la voiture que le surlendemain matin, donc qu'il teste tout ce qu'il veut, et on file à travers la zone industrielle direction l'arrêt de bus.
17h50 : ouf, on a eu le bus pile poil, et il devrait nous amener à l'endroit voulu juste à l'heure dite.
18h : bon, au cas où, j'appelle l'agence de location pour supplier qu'on m'attende. (Vous savez que j'ai horreur du téléphone ? Vous avez idée du nombre de coups de fil que j'ai déjà passés, là ?)
18h28 : on arrive à l'agence, en nage mais à l'heure. On me demande ma carte de crédit pour prendre une empreinte pour la caution. Pas de prob... oh putain. J'ai laissé ma carte dans le pare-soleil de la voiture, prête pour les péages. J'ai envie de me mettre des baffes. Et que cette journée à la con se finisse, surtout. Je me cogne le front sur le bureau. Bon, j'ai d'autres cartes, d'autres comptes dont je ne me sers jamais parce que... j'ai perdu le code (oui, c'est débile, et non, j'ai toujours pas prévenu ma banque). On essaie. Plafond trop bas. Roman propose la sienne, mais faudrait changer le nom sur la paperasse... et là, illumination : celle de Seb marchera ! Le loueur confirme, mais il faut qu'il la voie. J'appelle mon chéri pour qu'il nous donne ses numéros pour qu'on voie si ça marche, déjà. Oui ! Du coup, je l'envoie scanner sa carte et l'envoyer par mail à l'agence... le temps qu'il monte à l'appart, qu'il allume le PC et qu'il le fasse... c'est long, très long, mais finalement ça y est, c'est bon, on peut avoir la voiture ! On termine les formalités d'usage et en route !
19h20 : on arrive enfin chez les Poulets ! on a juste 6 heures de retard sur ce qui était prévu au départ, quoi... on se pose un peu pour se remettre de nos émotions et raconter tout ça à Mary.
19h30 : j'appelle l'hôtel pour prévenir qu'on arrivera tard et vérifier que ça ne posera pas de problème (coup de fil n°... bref.).
20h : en route ! enfin ! La route se passe bien, finalement c'est pas plus mal d'être parties aussi tard : y'a pas trop de monde, c'est tranquille. Bon par contre, qui dit véhicule de location dit que je suis la seule à avoir le droit de le conduire, donc pas de relais possible. Mais avec des pauses régulières (et la découverte des Starbucks de supermarché à la station-service ♥ ), tout se passe bien. Jusqu'à...
23h50 : on arrive sur Paris. Normalement, là, on devrait suivre  [A1] LILLE , prendre des jolis tunnels et des raccourcis, et arriver facilement et presque rapidement à destination. Haha. Nope. Y'a des travaux. À chaque fois que je vois ce maudit panneau, je peux pas y aller. On se retrouve baladées de déviation en déviation, sans avoir la moindre idée d'où on va (le GPS de mon téléphone décidant d'être incompétent justement à ce moment-là) jusqu'à sortir de l'autoroute, traverser une ville de banlieue quelconque et se retrouver enfin sur le périph. (Là, j'aurais jamais cru dire ça de ma vie, mais je vous promets que j'étais heureuse d'être sur le périph. Si.)
1h15 : on arrive enfin à l'hôtel. Et c'est là que je suis bien contente de ne pas avoir pris le même que lors de ma dernière JE, parce que dans cet état de fatigue et de nervosité, je suis ravie de me retrouver dans une jolie chambre, avec des machins à grignoter et une douche digne de ce nom (et pas un cube en plastoc qui fait aussi chiottes et lavabo). DODO.

(Je voulais raconter la JE dans la foulée, mais... c'est déjà assez long, non ? Ce sera pour la prochaine fois !)