samedi 22 novembre 2014

Week-end à Nantes

Je délaisse le blog pour cause de boulot et de NaNoWriMo... et comme je n'arrive pas à avancer sur le NaNo, je reviens sur le blog. Logique. Enfin, il serait peut-être temps que je vous raconte notre charmant week-end à Nantes avant d'oublier des détails, ça fait déjà trois semaines, et vu les performances de ma mémoire en ce moment...

Donc ! Nous sommes allés passer trois jours à Nantes à l'occasion de notre dixième anniversaire (le 30/10), avec combo Halloween-Toussaint à la suite. Ça tombait aussi en même temps que les Imaginales, où on avait envisagé d'aller faire un tour, mais il faisait tellement beau (si si) et on avait un programme tellement chargé qu'on y a pas mis les pieds.

Pour dormir, on avait envie d'un truc un peu spécial, alors on a déniché une péniche sur AirBnB. C'était vraiment le paradis, ce bateau ! À deux pas du centre-ville, avec une belle terrasse, un intérieur super douillet, des confitures maison... Je le recommande chaudement.

On n'est pas bien, là ?


Jeudi 30 octobre

On s'est installés sur la péniche le jeudi après-midi. Une petite sieste pour récupérer de la fatigue de la route, et on était parés pour aller au seul point fixe du week-end : le nouveau spectacle d'Alexandre Astier, l'Exoconférence, qui avait lieu... juste en face, à la Cité des congrès, en prologue aux Imaginales. Je vais pas spoiler parce que je sais qu'il y en a qui comptent aller le voir, mais c'était très très chouette. En même temps, y'avait peu de chances que ça nous plaise pas, Astier qui parle d'extraterrestres... C'est très drôle, très instructif, et ça force à se poser des questions. On a passé un très bon moment, avec cette curieuse impression d'être avec quelques centaines de potes : très homogène, comme public, grosse proportion de métalleux, de geeks, de tatoués... tout ce qu'on aime, quoi ! (D'ailleurs, la bande-son pendant l'installation du public, c'était top : AC/DC, Led Zep et Maiden. Jamais vu ça !)

Spoil : le clou du spectacle.
(Je déconne) (ou pas ?)

Là où on a commis une erreur, c'est qu'on n'avait pas mangé avant, en se disant qu'on trouverait bien quelque chose après. On avait même cherché un peu dans les cartes de visite laissées à disposition à la péniche, et sur le net, et trouvé un restau qui nous branchait bien, avec de chouettes plats de poisson, et qui servait tard. Parfait ? Non. Une fois arrivés là-bas et installés, on s'est rendu compte que le menu n'était plus le même que celui indiqué sur le site, et que tous les plats de poisson comportaient quelque chose avec de la viande. Comme une sauce au chorizo. Si.
On est donc repartis en quête d'autre chose, mais un jeudi à presque 23h, tous les restos (et il y en a !) étaient en train de fermer. On a donc fini... au kebab, qui (ô joie) proposait des falafels. Des supers falafels, d'ailleurs. Et puis retour (lent et douloureux, merci les talons) à la péniche pour une bonne nuit de sommeil.

Vendredi 31 octobre

Après un bon p'tit déj, entre les confitures maison et les croissants frais de la boulangerie d'à côté (j'ai dit que c'était bien situé ?), on s'est mis en route pour l'office de tourisme pour y récupérer de la doc et surtout les Pass, grâce auxquels on aurait des entrées gratuites à peu près partout pour 25 € la journée. Ça force un peu à courir pour que ce soit rentable, mais c'est plutôt un bon plan.
On a commencé par le plus éloigné, pour pouvoir rester en centre-ville ensuite : le musée Jules Verne. Juste avant d'y arriver, on tombe sur une statue du capitaine Nemo qui scrute l'horizon. Derrière lui, sur un banc, Jules Verne enfant le regarde. Partout dans le quartier, des rues qui portent des noms de corsaires !



Le musée est situé sur trois étages, dans une jolie maison qui domine la Loire. On entre par le haut, où on découvre d'abord la vie de l'auteur, avant de s'attaquer à son œuvre en descendant. Il y a du mobilier venant de chez lui, des manuscrits, des objets l'ayant inspiré ou, inversement, inspirés de ses œuvres, comme le magnifique nécessaire du capitaine Nemo, ou des maquettes des véhicules de ses Voyages Extraordinaires.

Le "train" (De la Terre à la Lune), le nécessaire du capitaine Nemo,
le plan et la maquette du Nautilus (Vingt mille lieues sous les mers),
le portail du musée.

La muséographie est très sympa : il y a des éléments interactifs, de petites salles sombres pour mettre certains éléments en valeur... On a un peu regretté une déco trop sobre. En voyant le portail orné d'un globe terrestre en fer forgé, on s'attendait un peu à une ambiance steampunk partout... raté.

On est repartis en direction du centre-ville pour manger quelques galettes et crêpes (obligatoire !) avant de jouer les touristes en flânant le nez en l'air vers l'église Sainte-Croix avec son joli beffroi. On s'est ensuite dirigés vers la cathédrale, impressionnante, et on est entrés. Je peux pas m'en empêcher, j'adore l'architecture religieuse, et j'ai pas été déçue ! Quelqu'un a joué de l'orgue pendant toute la durée de notre visite, c'était très impressionnant. La musique prenait une ampleur incroyable sous les voûtes ! Bref, pour résumer : très belle cathédrale gothique, avec une nef très élevée. Toute blanche, j'ai pas l'habitude avec notre chère cathédrale noire, ça donne l'impression que c'est encore plus grand. Rien de très intéressant côté vitraux (dommage, j'adore ça), par contre de beaux tableaux et surtout des gisants magnifiques.

Mastoc ? Mastoc.

Étape suivante : le château. Pas le temps pour la grosse exposition sur les samouraï, et c'est bien dommage parce qu'elle avait l'air vraiment spectaculaire. Le Pass nous donnait droit aux audioguides gratuits pour la visite du château et... comment dire, t'as un peu l'air con avec ton espèce de talkie-walkie, mais t'apprends plein de trucs que t'aurais pas pu deviner autrement. Bon, on s'en est surtout servis pour l'extérieur, et à l'intérieur on s'est contentés de visiter les pièces dans l'ordre, qui racontent l'histoire de la ville. Intéressant.

Ensuite, on a fait un petit tour au musée de l'imprimerie, en se raccrochant à une visite guidée qui venait de commencer. Enfin, en ME raccrochant, parce que monsieur a vite arrêté de suivre et a fouiné partout tout seul. J'avoue que ça allait pas vite et que tout était pas passionnant... dans le sens où il y a pas mal de choses qu'on savait déjà. Gutenberg, vraiment ? Mais c'était intéressant de voir les différentes machines en fonctionnement (et de récupérer des petits goodies fraîchement imprimés ! et de sentir l'odeur de l'encre, raaah !) ; la théorie je l'avais déjà, la pratique c'est super impressionnant. Visite écourtée par mon mal de pieds et l'heure qui tournait : on était censés retrouver l'ami kam en fin d'après-midi. Qui est devenu un début de soirée, mais bon, comme ça on a eu le temps de se reposer et de préparer tranquillement l'apéro.

Après l'apéro, on avait prévu d'aller dîner en ville et de monter voir le panorama nocturne au Nid de la tour Bretagne (où on avait une boisson gratos), mais... la flemme. On s'est pris des pizzas juste à côté de la péniche et on n'a plus bougé.

Samedi 1er novembre

Enfin, le samedi, le clou de notre visite, LE truc qui nous avait fait nous décider pour Nantes : les Machines de l'Île ! Il faisait plutôt gris, mais au moins on avait moins chaud que la veille (aussi improbable que cette phrase puisse paraître quand il est question d'un week-end de la Toussaint à Nantes).

En arrivant, on a aperçu l'éléphant qui s'en allait, mais on s'est dit qu'on allait bien le recroiser plus tard. (Spoiler : non. Va falloir qu'on y retourne !)
On a commencé par la galerie des machines, où la compagnie expose maquettes et prototypes de ses projets en cours.

Héron / Arbre / Chenille / Taupe / Plante carnivore / Bestiole dont le nom m'échappe / Poisson dont le nom m'échappe aussi)

Vous imaginez bien que lancer un constructeur de décors là-dedans, ça allait faire des étincelles... il était comme un gamin, à étudier les bestioles sous toutes les coutures ; à un moment j'ai cru qu'il allait les démonter pour voir comment c'était fait.
Après la galerie, on est monté au balcon qui permet d'avoir une vue sur les ateliers gigantesques. Photos interdites, mais y'avait pas grand-chose à voir de toute façon. Un petit film présente la compagnie et ses projets en cours, le principal étant l'arbre dont on avait vu une maquette dans la galerie. La visite se termine d'ailleurs en descendant par une branche prototype. C'est vraiment classe : des passerelles en hauteur, toutes végétalisées... J'espère voir l'arbre entier un jour, ça va être magnifique !


Un petit tour et un gros craquage à la boutique en arrivant en bas, et ensuite, cap sur l'attraction phare : le Carrousel des mondes marins !
C'est un manège complètement dingue, sur trois étages : surface / abysses / fonds marins. On monte dans les bateaux ou poissons et on anime les différentes parties à l'aide des manivelles, leviers et autres pédales... C'est énorme !

Niveau supérieur : la surface

Pour notre tour, on a choisi de monter dans le poisson-pirate (forcément), au niveau Abysses.


Une belle bête à trois places, du coup j'avais pas assez de mains pour toutes ces manettes et manivelles ! On avait droit à deux tours chacun, mais malheureusement, pas le temps de faire le deuxième : il était temps de rentrer boucler nos affaires et rendre les clés de la péniche...
Le retour n'a pas été trop déchirant parce qu'on savait que les copains nous attendaient chez nous pour faire la fête, et en plus on a pris des auto-stoppeurs adorables sur la route. Mais c'est clair qu'on y serait bien restés plus longtemps, sur notre terrasse ensoleillée au bord de l'eau ! Et il nous reste encore pas mal de choses à voir, c'est vraiment une jolie ville et il y a de quoi faire !
À refaire, donc, avec plus de temps et des chaussures plus confortables ;)

5 commentaires:

  1. Le hasard fait que je lis ça aujourd'hui, dommage à un mois près... Mais :

    1) c’est les Utopiales, pas les Imaginales

    2) le public là aussi est très métalleux, geeks, tatoués (d'ailleurs Astier donnait une conf en 2014, ça se recoupe complètement)

    3) on a droit à une accréditation en tant que traducteurs littéraires, même s'ils font exprès de planquer la page http://www.utopiales.org/fr/pro pour qu'en n'en demande pas, les petits malins

    4) rien que cette année, y a avait 3 tables rondes sur la trad et un cours du soir "écrire avec des logiciels" par lionel davoust

    tu sauras pour l'an prochain ! ;)

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    1. À deux ans près, en fait ;)
      1) Mais oui, je le sais en plus... les Imaginales, c'est à Épinal, n'importe quoi... (et je l'ai écrit deux fois, bravo !)
      2) Oui, du coup, ça se tient.
      3) Ça je ne savais pas, je tâcherai d'y penser la prochaine fois ! Merci du tuyau :)
      4) J'avoue ne même pas avoir jeté un œil au programme cette année vu que je savais que je ne serais pas dispo... mais tant mieux, je regarderai ça de plus près l'an prochain aussi ! (Lionel Davoust, c'est pas une surprise, il fait partie des meubles maintenant :D )
      Donc merci pour tout ça, qui que tu sois, Anonyme... (collègue si j'en juge au point 3, mais à part ça...

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    2. Oui à deux ans près pour le post, mais à un mois près pour que tu aies pu demander ton accréditation, je pensais plus à ça... Mais pas grave si t'étais pas dispo! :)

      À l'an prochain peut-être, et bonne journée en attendant !

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  2. Ah oui et j'oubliais, des fois il y a une journée pro, l'an dernier il y avait 2 formations de 3 heures dont une destinée surtout aux bibliothécaires, un panorama des littératures de l'imaginaire avec les noms de tous les éditeurs et les tendances chez chacun, genre "depuis cinq ans ils ont recommencé à publier surtout des auteurs américains", etc, c’était super intéressant ! Enfin, et donc faut s'inscrire à tout ça environ 3 semaines avant le début du festival. Ayé j'arrête de faire la pub ! :p

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