dimanche 1 juin 2014

▲#10▲ Trajet régulier

Déjà le 10e dimanche du défi d'écriture, ça passe vite ! Et de plus en plus de monde veut nous rejoindre, c'est génial mais ça va nous demander un peu d'organisation... on va voir ce que ça donne ! Le thème du jour est « Description d'un trajet que l'on fait régulièrement ».
Mon problème avec ce thème, c'est que je bosse chez moi, donc mes trajets sont assez limités, et en plus je viens de déménager, donc il n'y a pas grand-chose de vraiment régulier dans ma vie en ce moment ! Et pourtant, je crois avoir trouvé de quoi vous parler. Un trajet que je fais tous les jours, et souvent la nuit.

J'ouvre difficilement un œil, puis deux. Il fait tout noir. Quelle heure il est ? Je tâtonne à la recherche de mon portable, le retourne jusqu'à trouver comment allumer l'écran. 3h20. La nuit est encore longue, je ne tiendrai pas jusqu'au bout. Il va falloir que je prenne mon courage à deux mains et que j'y aille. Mais je suis tellement bien ici, allongée au chaud... rien qu'en sortant la main de sous la couette, j'ai senti qu'il faisait bien froid dans la pièce.
Je me retourne pour essayer de trouver une position dans laquelle je pourrais être plus à l'aise, en m'efforçant de ne pas trop faire de bruit. Peine perdue, quand il faut y aller, il faut y aller... Ça m'apprendra à me faire un gros bol de soupe pour dîner. Double peine perdue, même, parce que le sommier grince au moindre mouvement, le plancher aussi ; pour la discrétion, on repassera. Et je m'en voudrais de réveiller celui qui dort paisiblement à mes côtés, il a bien besoin de repos.
Bon. Allez, courage et motivation, je me lève. En faisant très attention à où je mets les pieds, je contourne le lit et attrape l'espèce de djellaba en polaire au porte-manteau. C'est tout doux, et ça tient bien chaud, un bonheur. À l'aveuglette, je me dirige vers la porte, en essayant de repérer les chats au bruit - ils dormaient contre moi et se sont évidemment levés eux aussi. Je cherche une lampe, mais évidemment, rien d'accessible. Tant pis. J'enfile mes chaussures.
J'ouvre la porte, descends la marche et referme très vite pour que les chats ne sortent pas. Il ne fait pas si froid que ça dehors, mais il y a un peu de vent. Je lève les yeux : le ciel est constellé d'étoiles, c'est splendide. Je ne m'en lasse pas. Je mets ma capuche et descends la deuxième marche, puis je pars vers la gauche.
Le début ne pose pas de problème : la dalle est plate est lisse, légèrement éclairée par le lampadaire le plus proche. Mais arrivée au bout, il n'y a plus de lumière et le terrain devient nettement plus accidenté. J'ai beau commencer à le connaître par cœur, je préfère me méfier et avancer en douceur dans le noir - quand on a les genoux fragiles, on préfère éviter les mauvaises surprises et les faux pas.
Je prends un virage en épingle à gauche et entame ma descente vers l'étage inférieur.
Heureusement, il y a eu de gros progrès récemment : il y a encore quelques mois, deux rigoles de béton traversaient le chemin, et ce n'était pas simple de les enjamber dans l'obscurité.
Au bout de la pente, me revoilà en terrain plat. Encore un quart de tour à gauche et je me retrouve juste en-dessous de mon point de départ, mais à l'abri, sur une autre dalle bétonnée.
Je peux enfin avancer plus rapidement, il y a un peu de lumière ici. Je me faufile entre les divers objets arrivés dans la journée, en essayant de ne rien faire tomber et de ne pas me blesser, et j'arrive enfin devant la porte de bois qui me sépare de mon objectif. Alléluia, les toilettes !

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Mes acolytes :

8 commentaires:

  1. En effet au Bâtiment ça va être un peu l'aventure les toilettes la nuit ! Ça me rappelle l'Ardèche quand nous dormons tous dans le dortoir et que je me maudis au milieu de la nuit pour m'être enfilée une tisane et un litre d'eau avant de me coucher (mais bon, le vin, ça donne soif).

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    1. intense compassion, pour connaître la maison et imaginer tout le monde dans le dortoir, j'imagine pas la galère pour en sortir sans réveiller 12 personnes x)

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  2. Ouarfh, chaud pour aller aux toilettes au bâtiment quand on a une petite vessie >_< (compatis)
    Vous pensez pas à la mettre vers la caravane? ^^'
    Sinon, bien pensé XD

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    1. On pense à plusieurs choses : des petites toilettes/pot de chambre dans la caravane, dormir plutôt en bas... on n'a pas encore décidé :)

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  3. Ma foi, c'est épique la pause-pipi, chez toi ! Vous avez pensé au pot de chambre ? Ça manque de glamour, mais au moins tu ne risques pas de te casser la margoulette dans la nuit noire. (Mettre le pied dedans, en revanche...)

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    1. Voir ci-dessus... le fait est qu'en cas d'extrême urgence, y'a toujours la litière des chats... (encore plus glamour !)

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  4. héhé, j'adore !
    Les aléas de la vie nocturne de la vessie féminine.... ;)
    Je pense que le club est grand ! :)

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    1. Je crois aussi :) enfin, ça va mieux ces temps-ci, j'arrive à passer des nuits entières sans devoir descendre, ouf !

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