dimanche 4 mai 2014

▲#6▲ Compte à rebours...

Ce dimanche, le thème du défi avec Chloé est « une histoire basée sur les paroles d'une chanson ». Chouette sujet, mais qui présente une difficulté de taille avant même de commencer à écrire : quelle chanson choisir ? En cherchant de tête, il ne me venait que des paroles trop énigmatiques (SOAD, Nirvana ou Led Zep), trop dégueu (Slayer), trop gnan-gnan (les débuts des Beatles), déjà trop descriptives pour se prêter à une interprétation (toute ma culture chanson française), ou, au contraire, qui mériteraient d'être développées sur un bouquin entier... Bref, j'ai passé la semaine à y réfléchir sans arriver à m'arrêter sur une idée. Et puis j'hésitais aussi entre prendre une chanson très connue, ou à l'inverse vous faire découvrir quelque chose de sympa... Cruel dilemme. J'en ai presque regretté de ne pas écouter de la soupe pop actuelle, j'aurais peut-être trouvé plus facilement...
Et puis bon, il a bien fallu se décider. Je sens que je vais me faire huer de tous côtés, mais j'assume. J'ai donc choisi une chanson que j'affectionne tout particulièrement, parce que j'aime bien le rock un peu kitsch des années 80 mais aussi (surtout ?) parce qu'elle était n° 1 au Top 50 français le jour de ma naissance... ceux à qui j'ai déjà parlé de cette anecdote me maudissent d'avance... Ce sera donc « The Final Countdown » de Europe (oui, « de Europe » et pas « d'Europe », parce que ça se prononce « Yourope », en anglais dans le texte). Hop, vous avez eu l'intro dans la tête rien qu'en lisant le titre, mais histoire de bien enfoncer le clou :


Non mais ce solo 
(J'apprends au passage que Europe est un groupe suédois, et que les paroles de cette chanson ont été inspirées par « Space Oddity » de David Bowie, chanson faisant elle-même référence à 2001: A Space Odyssey de Kubrick. [/minute Wikipédia])
Bon, trêve de blabla, entrons dans le vif du sujet, avec un thème classique de la SF, sur lequel je vais avoir bien du mal à être originale...

Il est temps de partir. Tout le monde est à bord, il ne reste plus que moi. Alors que je me prépare à embarquer, je me demande encore si nous faisons le bon choix, s’il n’existe pas une autre solution. Tous quitter la Terre, pour recommencer à zéro, ailleurs, en espérant ne pas commettre à nouveau les mêmes erreurs... c’est extrême. Mais qui sait, peut-être pourrons-nous revenir un jour ? Enfin, nous ou plutôt nos descendants, si tant est que nous arrivions à nous reproduire là où nous allons. Notre vie ne sera plus jamais la même, c’est presque une certitude, et c’est sans doute tant mieux, quand on pense à ce qu’elle était devenue... C’était plus de la survie qu’autre chose, sur une Terre épuisée, sans la moindre ressource encore exploitable. Ce n’est la faute de personne en particulier, seulement celle de notre espèce tout entière, trop occupée à jouer les parasites pour se rendre compte qu’elle sciait la branche sur laquelle elle était assise. Sans nous pour la piller, la planète a peut-être encore une chance de s’en remettre ; la nature pourrait bien reprendre ses droits.
Nous partons pour Vénus – pas notre voisine, trop proche du Soleil pour être viable pour des humains, mais Vénus II, sa jumelle à l’environnement idéal, située plus au centre de la galaxie, à bien des années-lumière de nous. Le problème, c’est qu’elle est habitée, mais nous espérons que sa population aura pu voir dans quel pétrin nous nous trouvions et sera prête à nous accueillir. Dans un coin de ma tête, je ne peux m’empêcher de me dire que s’ils ont un peu de bon sens, ils feraient mieux d’abattre notre vaisseau dans l’espace – je manque peut-être de foi en la nature humaine, mais je connais trop bien nos côtés colonisateurs et destructeurs... Pourvu que nous ayons appris de nos erreurs, ainsi tout se passera bien et nous pourrons cohabiter en paix. Vœu pieux, sans doute. Je me demande moi-même comment j’arrive à être à la fois aussi pessimiste et aussi optimiste.
Je dis adieu à ma planète natale, que je ne reverrai probablement jamais. Elle me manquera. Je ferme le sas et m’installe à ma place. Dans un stupide accès de superstition, je croise les doigts.
Le compte à rebours final commence...

We're leaving together
But still it's farewell
And maybe we'll come back
To earth, who can tell?
I guess there is no one to blame
We're leaving ground
Will things ever be the same again?
It's the final countdown...
We're heading for Venus
And still we stand tall
Cause maybe they've seen us
And welcome us all
With so many light years to go
And things to be found
I'm sure that we'll all miss her so
It's the final countdown...
The final countdown
It's the final countdown
We are leaving together

(En bonus, autre chose qui fait perdre foi en l'espèce humaine : la pire reprise de tous les temps !)

6 commentaires:

  1. Super :) Je m'attendais à un truc de métal et pas du tout à ça ! (Pourtant j'aurais pu deviner...) Bon et sinon t'écris la suite maintenant ? Je veux savoir ce qu'il se passe après :)

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    1. Je serais plus tentée d'écrire ce qui se passe avant, en fait... parce que après, ben, comme le narrateur, j'en sais rien ^^

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  2. Effectivement, il y a un problème avec la reprise (oreilles brisées ; même le synthé avait dit merde à son propriétaire ce jour là XD)
    Alors, j'aime beaucoup au niveau stylistique, et même si ce sujet me rend un peu mal à l'aise (me demandez ma pourquoi), j'aime bien^^ Par contre, ce que je trouve un peu dommage, c'est que la chanson raconte elle-même ce que tu racontes, c'est vraiment le même sujet ; tu me diras c'est sans doute le but, sinon quoi raconter d'autre à propos de cette chanson XD Mais je pensais à quelque chose de plus éloigné de la chanson, de plus "inventé" ^^ Bon pour ça, il aurait fallu une chanson un peu moins concrète c'est vrai^^'
    Mais dans l'ensemble j'aime beaucoup, et j'aime vraiment beaucoup beaucoup ta façon d'écrire, il y a le charme académique, littéraire, autant que le charme "parlé" (comme chez Janek), savamment mélangés, et c'est CE type d'écriture que je préfère^^
    Chloé a raison, raconte la suite *_*

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    1. Oui, c'était le but pour moi de broder mais en restant assez proche de la chanson - c'est aussi pour ça que je l'ai pas traduite, du coup, j'ai plutôt inséré des bouts de trad direct dans mon texte ^^
      Merci beaucoup pour le compliment :$

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  3. Au contraire d'Ayla, je trouve que tu as bien su te baser sur la chanson pour écrire ta propre petite histoire. Je pense que c'était un peu le but du truc, faire trop éloigné n'aurait pas permis de garder un lien assez fort entre la chanson et l'histoire.

    Mais c'est vrai qu'on aurait aimé un plus grand développement :-P
    Après, difficile sur une chanson qui ne fait que de parler du compte à rebours avant le départ pour l'espace...

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  4. j'aime beaucoup ton histoire, et je suis comme le narrateur, j'espère que les habitants de Venus II vont faire exploser le vaisseau en l'air, on l'a bien mérité:p

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